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Sans Condition

Sans condition : Blanchot, la littérature, la philosophie.
Ouvrage de Olivier Harlingue
Paru en avril 2009 chez L'Harmattan,
Coll. : Nous les sans-philosophie.

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Philo-fictions, la revue des non-philosophies

- La fiction, une nouvelle rigueur
130 pages, n° ISSN : 2100-0743
Appel pour le N° 3 :
Traduction, une dernière fidélité

Le code non-philosophique

Je donne ici le code qui permet d'entrer dans la non-philosophie sous une forme que j'utilise souvent mais que je renouvelle maintenant par l'appel à une manière de penser inspirée du modèle de la mécanique quantique. [...] François Laruelle


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Introduction aux sciences génériques

François Laruelle, Introduction aux sciences génériques, Paris, Pétra, septembre 2008

"Le terme de "générique" a toujours fait entendre d'autres nuances que philosophiques, il a même servi à renouveler voire à renverser la philosophie. Il s'oppose selon les cas à général et à universel, à glmobal et à particulier, à total et à singulier. Sa nouvelle jeunesse est dans la phénoménologie de la vie courante, quelconque, moyenne et ordinaire, dans la pratique réelle du "métissage des connaissances. Il cherche à se faire une place dans le commerce des biens de consommation, dans la production épistémologique des savoirs, et pas seulement à travailler à la marge de l'ontologie.

Sur cette base d'exemples, on décrit certains usages nouveaux de ce prédicat puis on forge le concept radical d'une Science Générique - fusion de la science et du sujet sous la science. Cette science-sujet est non positive, se consomme comme science de la philosophie et prend ainsi le relais de la "non-philosophie. De descriptif, le générique devient un nouvel enjeu entre les penseurs qui s'en servent pour défendre une fois de plus la suffisance philosophique et ceux qui se décident enfin à mettre la philosophie sous la condition déterminante d'une vraie science subjective"


Qu'est-ce que vivre ? Renonciation et accomplissement

Patrice Guillamaud, Qu'est-ce que vivre ?, L'Harmattan, Paris, avril 2008.

Il y a une différence essentielle entre la vie et l’existence. Si la réussite relève de l’existence, à savoir de la superficialité consciente et dérisoire de la vie, l’accomplissement relève au contraire de la vie en tant que vie à savoir de la profondeur vitale. Mais quelle est l’essence même de cette profondeur ? Il s’agit ici de montrer que par essence, la profondeur concrète de la vie est une spontanéité affective entendue comme non-liberté ou renonciation.
Nous prévenons les âmes sensibles que la lecture de ce livre peut provoquer un étonnement. Le point de vue y est en effet purement cynique. Mais, c’est le cynisme même de l’analyse qui conduit à découvrir que la grandeur morale, loin d’être une exception ou une abstraction, est l’essence la plus concrète et la plus universelle de toute vie. Nous verrons en effet que, dans la vie des grandes ordures, comme dans celle des grands saints et des grands médiocres, c’est une seule et même loi morale qui, loin d’être un idéal illusoire ou abstrait, gouverne réellement et absolument. Dans la fausse gloire du mal et du bien comme dans le faux anonymat de la médiocrité, c’est une seule et même grandeur de la vie et de l’humanité qui s’exprime, irrémédiablement.

Patrice GUILLAMAUD, agrégé de philosophie et docteur (NR), est professeur de khâgne au lycée Descartes à Tours. Indifférent, comme les non-philosophes, à la sclérose institutionnelle, il travaille à l’élaboration d’une nouvelle manière de penser la réalité, à savoir à une nouvelle science philosophique, l’ousiologie.


L'espace de la pensée française contemporaine

Hugues Choplin, L'espace de la pensée française contemporaine, L'Harmattan, Paris, juin 2007.

Aussi inventive soit-elle, la pensée française contemporaine relève d'un espace borné. Déterminer la teneur et les limites de cet espace, tel est l'objectif de cet ouvrage.

Aux frontières de la pensée française contemporaine, Hugues Choplin privilégie deux révélateurs : Emmanuel Levinas et François Laruelle. Leur examen le conduit à dégager et à confronter les deux figures que sont le face-à-face avec l'Autre (Marion et dans une certaine mesure Henry, Blanchot et Badiou) et le mouvement machinique (Deleuze, Derrida, Foucault, Bataille). En quel sens l'humanisme de l'autre homme de Levinas et la non-philosophie de Laruelle peuvent-ils nous mener au-delà de l'espace que délimitent ces deux figures contemporaines ?

La construction topologique ici déployée amène en définitive l'auteur à éprouver et à questionner l'élément même de la pensée française contemporaine : le pouvoir, entendu comme autorité transcendante ou bien comme puissance immanente. Comment se délivrer aujourd'hui de cet élément et des figures qui le reconduisent ?


Hugues Choplin, docteur en philosophie (Paris-X), ingénieur de Télécom Paris, est enseignant-chercheur à l'Université de Technologie de Compiègne. Sa recherche s'appuie sur une analyse critique aussi bien de la philosophie contemporaine que du mouvement qui, aujourd'hui, traverse les entreprises et les organisations. Il a publié deux livres (Kimé, 1997 et 2000) et dirigé le numéro « Tourner la phénoménologie » de la Revue philosophique (PUF, mai 2004).