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Sans Condition

Sans condition : Blanchot, la littérature, la philosophie.
Ouvrage de Olivier Harlingue
Paru en avril 2009 chez L'Harmattan,
Coll. : Nous les sans-philosophie.

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Philo-fictions, la revue des non-philosophies

- La fiction, une nouvelle rigueur
130 pages, n° ISSN : 2100-0743
Appel pour le N° 3 :
Traduction, une dernière fidélité

Le code non-philosophique

Je donne ici le code qui permet d'entrer dans la non-philosophie sous une forme que j'utilise souvent mais que je renouvelle maintenant par l'appel à une manière de penser inspirée du modèle de la mécanique quantique. [...] François Laruelle


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Henri Poincaré. Les sciences et la philosophie

Anne-Françoise Schmid, Henri Poincaré. Les sciences et la philosophie, L'Harmattan, collection « La philosophie en commun », 2001.

Henri Poincaré est d'abord un savant universel et polymorphe. Souvent cité comme mathématicien et physicien, il a été moins étudié sur le plan philosophique, où il est l'objet d'interprétations parfois convenues et trop simples.

Voici une boussole pour naviguer dans les ouvrages philosophiques de Poincaré : navigation entre les continents scientifiques et la philosophie. Ce voyage donne une idée des interprétations possibles de sa philosophie et conduit à la terra alors incognita qui deviendra plus tard la logique mathématique.

Poincaré a marqué un tournant dans la philosophie des sciences en amorçant la possibilité d'une épistémologie plus régionale, où il combine une interprétation systématique et homogène des sciences en réservant une place spécifique à chaque discipline.

Des pièces, dont certaines inédites en français, sont apportées au célèbre débat sur la logique entre Poincaré et Russel, dont les deux comptes rendus à La science et l'Hypothèse et la préface à la traduction anglaise de Science et Méthode.

Ce livre est une seconde édition revue et augmentée d'un précédent ouvrage paru en 1978 sous le titre : Une philosophie de savant. Henri Poincaré et la logique mathèmatique.

AFS
Dictionnaire de l'amitié

Didier Moulinier, Dictionnaire de l'amitié, Paris, L'Harmattan, « Ouverture Philosophique », 2000

On esquisse dans ce livre une théorie « non-philosophique » de l'amitié, en utilisant la tradition philosophique comme support, occasion et matériau privilégiés. Celles_ci a construit une doctrine de l'amitié en identifiant l'Ami tantôt à l'âme et à la belle âme, au frère et à l'alter ego, au prochain et au lontain, à Dieu et à la femme, bref en idéalisant et en confondant l'ami réel avec un concept toujours mixte et problématique de l'amitié. « Il n'y a nul ami » : tel est son leitmotiv et sa conclusion; De son coté, la psychanalyse n'en a cure et tarde à livrer une « érotique de l'amitié » que, de toute évidence, l'époque appelle de ses voeux. On dénonce cette suffisance philosophique en général consistant à dénier le réel - celui de l'Ami, nommément - au profit d'un questionnement ramenant, comme toujours, l'amitié des hommes et des femmes à l'amour de la philosophie (Eros et [i]Philia confondus). On ne parle pas de l'ami unique ou de l'ami idéal - concepts justement idéalistes - mais bien de l'Ami Un, dans son immédiateté et son identité d'ami, sous quelque forme qu'il apparaisse.

Didier Moulinier, docteur de l'Université de Paris X-Nanterre, est professeur de philosophie. Il a déjà publié De la Psychanalyse à la Non-Philosophie, Lacan et Laruelle, aux éditions Kimé en 1998, et un Dictionnaire de la Jouissance, aux éditions l'Harmattan en 1999.


Introduction au non-marxisme

François Laruelle, Introduction au non-marxisme, Paris, PUF, coll. « Actuel Marx Confrontations », série « Philosophie », 2000.

Plutôt que de compliquer le marxisme par des interprétations philosophiques destinées à le rendre « concret » et « intelligible », on propose une autre voie de réforme : sa paupérisation philosophique, sa simplification interne, à la fois sa radicalisation et son universalisation pertinentes pour toute conjoncture possible, c'est-à-dire le capitalisme et la philosophie réunis dans la « pensée-monde ». Une axiomatisation, transcendantale plutôt que formelle, doit le désencombrer de ses postulats inutiles, historico-dialectiques, et du concept philosophique des postulats.
A cette fin quatre voies sont prospectées qui doivent instaurer une pratique « non-marxiste »du marxisme. 1. La « détermination-en-dernière-instance » dont les philosophes ont méconnu l'originalité non-philosophique de causalité par immanence unilatérale et qu'ils n'ont pu élucider par ensorcellement dialectique. 2. L'infrastructure comme immanence radicale du Réel travestie en matière et matérialisme. 3. L'identité sans synthèse dialectique de la science et de la philosophie, donc une réforme de la théorie et une discipline inouïe qui use de la philosophie sans en être une. 4. Un nouvel objet, posé comme une hypothèse adéquate au concept axiomatisé de l'infrastructure, non plus les formes socio-économiques du capitalisme mais la fusion du capitalisme transhistorique et de la totalité de ses conditions philosophiques de fonctionnement, c'est-à-dire de la philosophie en personne, dans l'universalité de la pensée-monde. Le programme non-marxiste ne nie pas philosophiquement le marxisme, il le pratique autrement pour retrouver son originalité théorique et humaine.

Aller à Marx plutôt qu'y faire retour, le connaître plutôt que le reconnaître...

F. L.