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Sans Condition
Sans condition : Blanchot, la littérature, la philosophie.
Ouvrage de Olivier Harlingue
Paru en avril 2009 chez L'Harmattan,
Coll. : Nous les sans-philosophie.
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Philo-fictions, la revue des non-philosophies
- La fiction, une nouvelle rigueur130 pages, n° ISSN : 2100-0743
Appel pour le N° 3 :
Traduction, une dernière fidélité
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De la phénoménologie à la non-philosophie
Hugues Choplin, De la phénoménologie à la non-philosophie. Lévinas et Laruelle, Paris, Kimé, « Bibliothèque de non-philosophie », 1997.
Le grand massif de la phénoménologie ne cesse de travailler et de bouger. Il fallait chercher une loi de consommation et de dispertion de l'héritage husserlien. Hugues Choplin la trouve dans un nouveau réel à défendre : l'homme, fût-ce contre la phénoménologie elle-même. Et dans des moyens phénoménologiques réformés : ceux de la « donation » et du « donné-sans-donation » (Laruelle). Muni de cet instrument, il part à la recherche des différentes figures de l'homme : l'Ego, la Vie, le Soi et le Visage, l'Ego-en-ego ou l'Un-en-Un...
Toutes les phénoménologies ne sont pas ici convoquées. On ne trouvera que les positions post- et non-husserliennes les plus écartées, telles qu'elles peuvent être mises en place (Henry, Marion) par rapport à la transcendance radicale comme « percée » (Lévinas) ou à l'immanence radicale comme « identité » (Laruelle). C'est donc d'une description et d'une articulation topologiques de positions relatives qu'il s'agit, plutôt que de l'étude érudite du détail des doctrines. Ce travail de cartographie post-husserlienne ne porte pas de jugement sur les phénoménologues et sur le destin de la phénoménologie. Il mesure des écarts et des émergences, ceux qui conduisent de la phénoménologie à la « non-philosophie » et à sa mise en uvre comme « non-phénoménologie ».
Hugues Choplin est ingénieur de l'Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications, il travaille actuellement sur le statut du langage chez Lévinas et Laruelle.
Initiation à la pensée de François Laruelle
Juan Diego Blanco, Initiation à la pensée de François Laruelle, précédé de « Qu'est-ce que la non-philosophie ? » par François Laruelle, Paris, L'Harmattan, coll. « La Philosophie en commun », 1997.
L'ouvrage de Juan D. Blanco initie à une pensée celle de François Laruelle et prépare à une discipline nouvelle la « non-philosophie ».Au moment où la philosophie s'affiche sur la scène médiatique, tandis que des nostalgiques s'efforcent de contredire sa mort ou son déclin, François Laruelle trace une troisième voie : celle d'une pratique de la philosophie qui ne soit plus elle-même seulement philosophique mais tout autant mystique, scientifique et esthétique. Refusant autant son devenir-opinion que sa hauteur suffisante tels qu'ils se nouent dans son auto-célébration universitaire, la non-philosophie est une discipline émergente qui la prend pour objet et se présente à la fois comme son universalisation et sa concrétisation. Comme une combinaison inattendue de philosophie, de science et d'art, indécidable par l'un ou l'autre de ceux-ci.
Juan D. Blanco explore sa genèse et ses aspects multiples à travers la totalité d'une uvre réputée difficile. Il initie le lecteur à un langage, un style, une méthode de pensée provocants, et le guide dans les dédales d'une uvre à la fois technique et peu universitaire, baroque et iconoclaste, obsédée de réalité et de rigueur, de mystique et de science, de poésie et de responsabilité.
Cette initiation est précédée d'un essai de François Laruelle sur les origines, le sens et les limites de la non-philosophie.
Juan D. Blanco est né à Lleaena (Espagne) en 1963, a fait des études de théologie puis de philosophie à Louvain-la-Neuve et à Paris X-Nanterre. Il se consacre à une thèse de philosophie sur le Transcendantal.
Principes de la non-philosophie
François Laruelle, Principes de la non-philosophie, Paris, PUF, coll. « Epiméthée », série « Essais philosophiques », 1996.
La non-philosophie appelait plus que des esquisses, moins qu'une réalisation systématique : un traité de la méthode. Ces Principes en présentent les axiomes fondamentaux, les opérations et les objectifs. Ils achèvent et systématisent les tentatives précédentes de ce mode de pensée. Ils exhibent ses derniers ressorts, dissipent certaines de ses obscurités et terminent d'assembler le puzzle.
Comme non-épistémologie ou théorie unifiée de la pensée, la non-philosophie est une pragmatique et une théorie qui vaut identiquement pour la philosophie et la science, c'est-à-dire pour la philosophie de la science et la science de la philosophie. Comme théorie non-cartésienne du sujet, elle dissout les confusions de l'Ego et du sujet et pose leur dualité unilatérale, celle de l'Ego et de la force (de) pensée. Comme pratique de la dualyse, elle renonce à l'analyse autant qu'à la synthèse. Enfin à la différence de la philosophie (comme pensée de l'Être) et de ses déconstructions (comme pensées de l'Autre), c'est une pensée de l'Un. Non plus une prétendue « science de l'Un » mais une pensée selon-l'Un ou la vision-en-Un.
La non-philosophie ne prétend pas « dépasser » ou « remplacer » la philosophie au contraire , mais suspendre seulement la foi philosophique et, par ailleurs, l'accompagner comme le savoir accompagne son objet.
F. L.


