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Sans Condition

Sans condition : Blanchot, la littérature, la philosophie.
Ouvrage de Olivier Harlingue
Paru en avril 2009 chez L'Harmattan,
Coll. : Nous les sans-philosophie.

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Philo-fictions, la revue des non-philosophies

- La fiction, une nouvelle rigueur
130 pages, n° ISSN : 2100-0743
Appel pour le N° 3 :
Traduction, une dernière fidélité

Le code non-philosophique

Je donne ici le code qui permet d'entrer dans la non-philosophie sous une forme que j'utilise souvent mais que je renouvelle maintenant par l'appel à une manière de penser inspirée du modèle de la mécanique quantique. [...] François Laruelle


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Esthétiques non-philosophiques

Gilbert Kieffer, Esthétiques non-philosophiques, Paris, Kimé, « Bibliothèque de non-philosophie », 1996.

Les puissances du non- sont diverses, les unes encore philosophiques (non-esthétiques restreintes), les autres sont non-philosophiques (non-esthétiques généralisées). De toute façon, il faut sortir de la critique artistique de type philosophique, pour entrer dans une autre, de type chaotique, qui admette le paradoxe..

Un premier pas conduit ainsi dans la créativité au plus proche de l'œuvre elle-même, dans ce domaine du « non » stanislavskien, baudelairien ou bachelardien, enfin restitués à eux-mêmes. L'idée d'une généralisation particulière et descriptive, extra-différentielle, hante l'art et ses marges comme elle habite la philosophie. Elle est conduite ici à une certaine limite, dans ces exercices de pragmatique combinatoire. Ainsi dans le Parménide fractalisé, les possibilités combinatoire à la frontière du non-être nous rapprochent encore d'une certaine manière de l'entreprise paraphrastique de Picasso. Il est possible, depuis lors, et c'est un des axiomes premiers de non-esthétique, de considérer l'oeuvre comme un ensemble chaotique recombinable. C'est une liberté nouvelle par rapport aux tabous de l'originalité, du génie, à toutes les catégories qui culminèrent durant la période romantique et qui meurent à présent au coeur de l'art lui-même. Mais il est possible également, et c'est un autre axiome fondateur, d'envisager un devenir-théorique illimité de la pensée de l'art au travers de non-esthétiques générales qui n'obéiront plus au Principe de Philosophie Suffisante ni même au Principe d'Art Suffisant.Tout peut se dire, ainsi ou autrement, mais jamais définitivement. La non-esthètique générale laruellienne ou de type non-philosophique, inclu toutes les autres non-esthétiques dans une ouverture plus grande.


La non-philosophie des contemporains. Althusser, Badiou, Deleuze, Derrida, Fichte, Kojève, Husserl, Russell, Sartre, Wittgenstein

Non-philosophie, le Collectif, La non-philosophie des contemporains. Althusser, Badiou, Deleuze, Derrida, Fichte, Kojève, Husserl, Russell, Sartre, Wittgenstein, Paris, Kimé, « Bibliothèque de non-philosophie », 1995.

Ce livre examine les rapports de la non-philosophie avec quelques doctrines contemporaines importantes (Althusser, Badiou, Deleuze, Derrida), ou plus anciennes mais réactualisées par la philosophie récente (Fichte, Kojève, Husserl, Russell, Sartre, Wittgenstein). Ces essais d'histoire, de parallèle ou de commentaire sont animés, à des degrés divers, par le souci de préparer une relation plus fondamentale et plus exacte qui devrait être celle de la non-philosophie comme méthode ou organon au « matériau » des philosophies historiquement données. En toute rigueur, dans son concept, la non-philosophie n'est pas une philosophie, sans être la destruction de celle-ci — on se permet de rappeler cette évidence paradoxale — mais un organon transcendantal (non logico-transcendantal) pour le traitement de la philosophie elle-même et la production de nouveaux énoncés. Ceux-ci sont inintelligibles ou ininterprétables par la philosophie, mais ils ont une pertinence de pensée plus universelle que la sienne.

Non-philosophie, le Collectif comprend : Tristan Aguilar, Tony Brachet, Maryse Dennes, François Laruelle, Laurent Leroy, Vincent Maclos, Daniel Nicolet, Philippe Petit, Anne-Françoise Schmid, Manuel Sumares, Serge valdinoci.



Théorie des étrangers

François Laruelle, Théorie des Etrangers. Science des hommes, démocratie, non-psychanalyse, Paris, Kimé, « Bibliothèque de non-philosophie », 1995.

Qui est l'Etranger  une idée neuve.
Les contradictions de la philosophie s'exacerbent autour de la science et de l'homme. Cet essai tente d'apporter aux antinomies de la philosophie avec la psychanalyse, avec la démocratie, avec l'Etranger, une solution unique par la fondation d'une « théorie unifiée » — unifiée par l'homme comme instance du Réel. Selon les matériaux qu'elle utilise, elle prend la forme d'une science des multitudes humaines (plutôt que des sciences de l'homme), d'une théorie démocratique (plutôt que d'une philosophie de la démocratie), d'une non-psychanalyse (plutôt que d'une philosophie de la psychanalyse).Au centre du dispositif, il y a l'homme : ni « sujet » ni « individu », ni « conscience » ni « inconscient », mais « Etranger ». Les différentes directions de ces recherches convergent vers l'Etranger. L'Etranger est la définition de l'homme, l'objet réel unique de la philosophie et des Sciences humaines, la clé de la démocratie. Recevant enfin son concept, l'Etranger se révèle comme le vrai contenu du « sujet ».
Un théorème transcendantal ouvre le champ de la nouvelle discipline : Moi et l'Etranger sommes identiques en-dernière-instance. De là une réforme de nos préjugés sur l'Etranger et l'abandon de la pensée par laquo; différence » — sinon de la philosophie du moins de la suffisance philosophique : lui aussi possède une identité radicale, lui aussi peut-être l'objet d'une théorie rigoureuse... Nous sommes tous — tout un chacun — des Etrangers.

F. L.