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Sans Condition
Sans condition : Blanchot, la littérature, la philosophie.
Ouvrage de Olivier Harlingue
Paru en avril 2009 chez L'Harmattan,
Coll. : Nous les sans-philosophie.
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Philo-fictions, la revue des non-philosophies
- La fiction, une nouvelle rigueur130 pages, n° ISSN : 2100-0743
Appel pour le N° 3 :
Traduction, une dernière fidélité
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Liste des ouvrages par auteur
Page 16 sur 18
Théorie des identités
François Laruelle, Théorie des identités. Fractalité généralisée et philosophie artificielle, Paris, PUF, coll. « L'Interrogation philosophique », 1992.
La pensée contemporaine est celle des singularités, différences, jeux et multiplicités. Mais leur inflation nous a fait oublier les Identités qui, elles aussi, dans la science et hors de la philosophie, doivent se dire « au pluriel ». Pour les distinguer de leurs images philosophiques (les totalités unitaires), on les appellera les « Identités-de-dernière-instance » : vivantes, inaliénables, elles ne se perdent pas dans le Monde, l'Histoire, le Pouvoir, le Langage, etc., mais déterminent notre rapport réel à ces Autorités.
De là quelques conséquences pour la pensée même :
- Une description dite « non-épistémologique » des sciences et de leur autonomie à l'égard de la philosophie : la science est la pensée qui se rapporte en dernière instance à ces Identités comme au réel même.- Une généralisation, dans les limites de la science, des concepts de fractalité et de chaos, qui sont ainsi étendus des objets géométriques au savoir scientifique lui-même et, de là, au langage naturel (à la philosophie et à l'art).
- Une nouvelle pratique de la pensée fondée sur la priorité de la science : par exemple une modélisation fractale et chaotique de la philosophie. D'où le concept d'une « Philosophie artificielle », d'une synthèse d'énoncés qui ne soit pas le simple prolongement de l'Intelligence artificielle.Loin de la consommation morose de l'histoire et des textes, voilà quatre objets nouveaux en vue d'une réforme scientifique et esthétique de l'entendement.
En tant qu'Un
François Laruelle, En tant qu'Un. La « non-philosophie » expliquée aux philosophes, Aubier, série « L'Invention philosophique », 1991.
La philosophie était un palais en ruines. C'était aussi un mur, et ce mur est tombé. Que faire de ses pierres ?
Voici le programme de la « non-philosophie ». Qu'en est-il réellement, hors de toute imagerie épistémologique, des rapports de la science et de l'homme avec la philosophie ? Une ré-évaluation globale de leurs relations s'impose contre la tradition. La science pense, donc elle ne pense pas comme la philosophie — voilà une bonne nouvelle.La philosophie doit abandonner sa suffisance et devenir à son tour un continent scientifique — en voilà une seconde, plus difficile à recevoir. Mais pour les entendre, il en faut encore une autre, une découverte théorique encore plus primitive : l'Un, l'Identité sans l'Etre, le réel hors de toute ontologie, est l'élément de la pensée-science. « Non-philosophie » désigne ce programme de recherches, émergeant par rapport à la philosophie et qui, sans la nier, la remet à sa place comme une occasion, lui ouvrant ainsi une autre carrière.
Recueil de textes de présentation, d'appels, manifestes, lettres et entretiens, ce livre n'est pas un traité. Il définit et phtographie une nouvelle intersection de la science et de la philosophie. Son public ? Qu'il soit de philosophes ou de scientifiques, de professonnels ou d'amateurs : dans tous les cas et d'abord les hommes-de-science.
F. L.
Philosophie et non-philosophie
François Laruelle, Philosophie et non-philosophie, Liège-Bruxelles, Pierre Mardaga, coll. « Philosophie et langage », 1989.
Chaque époque invente de nouvelles pratiques et de nouvelles écritures de la philosophie. La nôtre aurait dû introduire dans celle-ci des mutations au moins équivalentes à celles du cubisme, de l'abstraction, du dodécaphonisme : elle ne l'a fait que très partiellement. Mais après les déconstructions, après Wittgenstein, Heidegger, Derrida, cette exigence prend une autre dimension : que faire de la philosophie elle-même ? Comment changer globalement notre rapport à cette pensée qui se démontre de plus en plus conservatrice et répétitive ? Ces deux raisons ensemble sont à l'origine de ce que nous appelons la « non-philosophie ».
La « non-philosophie » n'est pas la négation de la philosophie. C'est le suspens de sa prétention à penser le réel (Principe de philosophie suffisante) et l'invention de nouveaux usages de la pensée et du langage qui brisent le récit rationnel du réel qu'est toute philosophie. Cela se lit donc plutôt à la manière de « non-euclédien », comme une généralisation du philosophique au-delà de sa limitation traditionnelle par le postulat unitaire ou « héraclitéen ». Désormais, à n'importe quel phénomène réel correspond une infinité de décisions philosophiques équivalentes et non pas une seule exclusive des autres.Le fondement de ce nouveau rapport, plutôt scientifique, à la philosophie ? Le réel comme Un, plutôt que comme Etre ainsi qu'il fut toujours conçu. L'Un comme vision-en-Un dont cet essai décrit systématiquement l'architecture interne.


