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Sans Condition

Sans condition : Blanchot, la littérature, la philosophie.
Ouvrage de Olivier Harlingue
Paru en avril 2009 chez L'Harmattan,
Coll. : Nous les sans-philosophie.

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Philo-fictions, la revue des non-philosophies

- La fiction, une nouvelle rigueur
130 pages, n° ISSN : 2100-0743
Appel pour le N° 3 :
Traduction, une dernière fidélité

Le code non-philosophique

Je donne ici le code qui permet d'entrer dans la non-philosophie sous une forme que j'utilise souvent mais que je renouvelle maintenant par l'appel à une manière de penser inspirée du modèle de la mécanique quantique. [...] François Laruelle


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Les philosophies de la différence

La "Différence" est le concept central des fondateurs de la philosophie contemporaine la plus novatrice - Nietzsche et Heidegger - et de leurs successeurs comme Deleuze et Derrida. De ce point de vue, elle remplace la Contradiction et la Structure. Elle désigne la simultanéité de la scission et de l'identité, la distance positive qui unit immédiatement, sans négativité ni dialectique, les contraires.

Le premier temps de cette enquête consiste en une reconstruction de la catégorie de la Différence et analysant systématiquement les deux usages qui la partagent conflictuellement : comme Différence idéelle et infinie, figure de dé-limitation de la métaphysique (Heidegger et Derrida). Dans un second temps,la critique de la Différence débouche sur celle de la Décision philosophique en général. Critique qui applique à l'histoire de la philosophie la pensée de l'Un plutôt que de l'Etre, celle de la science aussi plutôt que de la philosophie dont elle s'avère indépendante.

S'esquissent ainsi une science rigoureuse de la Décision philosophique et une fondation de la contingence d'une telle décision. Elles interpellent radicalement la modernité philosophique - au-delà même de la réforme de l'entendement qu'impose la pensée critique de la Différence.


Une biographie de l'homme ordinaire. Des Autorités et des Minorités

François Laruelle, Une biographie de l'homme ordinaire. Des Autorités et des Minorités, Paris, Aubier, coll. « Analyse et Raisons », 1985.

C'est ici un traité des Solitudes humaines.

Une science rigoureuse des hommes n'existe pas encore. La fonder est une tâche nécessaire et une entreprise possible.

Nécessaire : les Sciences de l'homme ne sont pas des sciences et n'ont pas l'homme pour objet ; elles sont dépourvues de rigueur théorique et d'humanité. Quant à la philosophie, son anthropologie, son humanisme, leurs critiques aussi, sont l'oubli de l'essence humaine  «ordinaire » au nom des préjugés grecs de l'Etre et du Logos.

Possible : à condition de remonter à l'unité primitive de la science et de l'homme, à la possibilité d'une description immanente de l'existence singulière de l'individu. Cela ne s'appelle plus l'Etre, mais l'Un — en son épreuve non grecque.Cet ouvrage tente d'instaurer une science transcendantale des individus comme tels (les « Minorités ») et de leurs rapports à la fois mystiques et pragmatiques au Monde, au Langage, au Pouvoir, au Sexe, à l'Histoire, etc. (les « Autorités »). Ce n'est plus tout à fait une philosophie. Elle est cependant capable de fonder la naïveté de toute science et de la garder contre les prétentions de la philosophie unitaire ou dominante. Et de préserver l'humanité dans son irréductible précession sur la philosophie. La philosophie est faite pour l'homme, non l'homme pour la philosophie : c'est ce que doit aussi démontrer le concept d'« homme ordinaire ».

F. L.


Le principe de minorité

François Laruelle, Le Principe de minorité, Paris, Aubier, coll. « Analyse et Raisons », 1981.

Les parties existent-elles avant le Tout et indépendamment du Tout ? les événements et les singularités avant leur mise en Histoire ? les différences et les individus avant l'Idée ? les minorités avant l'Etat ? Cet essai en avance la thèse. Il montre que, même dans la philosophie contemporaine, les multiplicités ne furent jamais pensées pour elles-mêmes, mais toujours en vue d'un Universel. Il célèbre les noces de l'Un et du Multiple, mais enfin au-delà de l'Etre, du Logos, du Monde, de l'Histoire, de l'Etat. L'Etre fut sans doute oublié, mais que dire de l'Un qui fut toujours confondu avec son reflet dans l'Etre, avec l'Unité universelle... L'Un est l'essence des multiplicités, et les multiplicités l'essence de l'Etre, comme les minorités l'essence de l'Etat. Les unes et les autres furent uniquement l'objet d'une technique, ici elles sont aussi l'objet d'une mystique.

François Laruelle.