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Sans Condition

Sans condition : Blanchot, la littérature, la philosophie.
Ouvrage de Olivier Harlingue
Paru en avril 2009 chez L'Harmattan,
Coll. : Nous les sans-philosophie.

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Philo-fictions, la revue des non-philosophies

- La fiction, une nouvelle rigueur
130 pages, n° ISSN : 2100-0743
Appel pour le N° 3 :
Traduction, une dernière fidélité

Le code non-philosophique

Je donne ici le code qui permet d'entrer dans la non-philosophie sous une forme que j'utilise souvent mais que je renouvelle maintenant par l'appel à une manière de penser inspirée du modèle de la mécanique quantique. [...] François Laruelle


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Rosalie Superstar

Foutre de Dieu, Rosalie Superstar, in Omajajari, Cynthia 3000, 2007.

"Sur la scène philosophique comme sur la scène théologique, toute insurrection humaine n'émerge à la profération que sur le fond d'un drame où la pensée expérimente son risque et sa stuporation. Des figures, qui ne sont cependant peut-être déjà plus des personnages, s'y croisent et s'y dispersent, pourvu qu'un homme se prête à les animer d'un peu de sa passivité, le temps d'une représentation unique, des répétitions inévitables qui la précèdent, et des reprises inhérentes au succès aussi bien qu'au mystère, qui lui font suite.
A l'occasion d'un hommage collectif des éditions Cynthia 3000 rendu à Alfred Jarry, Protée symboliste qui tentait d'ouvrir grand les vannes de la métaphysique pour en libérer les possibles, la non-philosophie s'empare de César Antéchrist pour lui faire rendre les accents d'un drame plus contemporain : L'Outre-Homme-Transpercement, Thomas, Le Fils Berg, Max Jacob, Le Sidéré, Grêle Théoriste, L'Ignorantin, L'Homme-En-Dernière-Instance... s'y livrent à un dépeçage cruellement burlesque du corpus philosophicum sur une scène de chair parcourue de spasmes et d'organes dilacérés.
Façon de relancer l'invention philosophique sur le lit d'alluvionnement de la littérature hermétique, Rosalie Superstar tente l'occurence d'un mystère hérétique, parmi la petite foule enjouée de 16 contemporains (C. Prigent, N.Quintane, L.Suel, J.Jouet, D.Christoffel, B.Dranty,...) recueillis autour d'un mort et d'une date."


Philosophie et non-philosophie du poétique

Alessandro Bertocchi, Philosophie et non-philosophie du poétique, Paris, Michel Houdiard Editeur, 2006

La philosophie semble s’être engagée dans un corps à corps entre le langage et la pensée. La pensée travaille le langage, le langage cerne la pensée et on arrive ainsi au paradoxe du corps comme signe du rapport de force entre deux incorporels.
Philosophie et non-philosophie du poétique planifie les deux stratégies possibles pour le langage et pour la pensée et redéfinit ainsi ce que l’on appelle philosophie et ce que l’on doit appeler non-philosophie. Le texte fournit aussi deux notions – le poétique et le non-poétique –pour suivre, sans s’y perdre, la suite des mouvements pensés, dits et ressentis, dans le déroulement rythmé du texte. On essaie ici de rendre à l’apparente transparence dans le traitement du langage toute sa complexité mais de la manière la plus linéaire. Cela implique un passage ou un détour explicite par des auteurs consacrés ou désaffectés : par Schiller, par Nietzsche, par Deleuze et par son Nietzsche repensé et, plus en générale, par les événements dans la philosophie française des cinquante dernières années.
Grâce au poétique et au non-poétique, nous sommes en situation de pouvoir prendre position sans monter sur scène. Nous avons naturalisé le rapport entre pensée et langage sans retomber dans l’idée qu’il y a une nature, corporelle ou non, du rapport.
De cette façon, nous pouvons envisager la pensée qui nous entoure, peu importe qu’elle soit appelée à accroître ou à diminuer la tension entre langage et pensée. Nous savons alors que ni la philosophie ni son dehors ni leur confrontation n’achèvent la pensée.


Faible passion du réel - Le théorisme, méthode de salut public

Juan Pérez Agirregoikoa et Gilles Grelet, Faible passion du réel - Le théorisme, méthode de salut public, Editions Matière, Collection « Un se divise en Deux », 2006.


UN SE DIVISE EN DEUX

Collection dirigée au verso par Gilles Grelet

1. Publier ensemble des dessins et de la théorie, tel est le programme de cette collection.

2. Ensemble, mais sans fusion ni confusion des deux : pas d'oeuvres unifiées, pacifiées, harmonisées, où les registres s'épousent et s'expriment l'un l'autre, ni de recueils divers, éclectiques, sans principes, où tout se mélange en tout.

3. « Un se divise en Deux », soit dire : on a raison de se diviser - soit encore, ici : on doit et donc on peut en un livre trancher.

4. Un livre : deux pages de couverture, deux entrées, deux sens de lecture possibles.

5. Matière à invention d'une forme, qui place au recto des dessins, à lire dans le sens occidental, au verso de la théorie, à lire au sens oriental, à rebours du sens commun. Les deux travaux se précipitant l'un vers l'autre, venant se joindre - se heurter, s'entrechoquer - à l'endroit où ils finissent.

6. Dans ce dispositif, le lieu de jointure n'est pas celui d'une connivence, mais un point de tension, et de séparation : deux travaux ensemble, renvoyés dos à dos, nettement séparés, et à cette condition agissant en commun, et pour lui.

7. On parle de montage, d'art et de pensée qui ne transigent pas.