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Sans Condition

Sans condition : Blanchot, la littérature, la philosophie.
Ouvrage de Olivier Harlingue
Paru en avril 2009 chez L'Harmattan,
Coll. : Nous les sans-philosophie.

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Philo-fictions, la revue des non-philosophies

- La fiction, une nouvelle rigueur
130 pages, n° ISSN : 2100-0743
Appel pour le N° 3 :
Traduction, une dernière fidélité

Le code non-philosophique

Je donne ici le code qui permet d'entrer dans la non-philosophie sous une forme que j'utilise souvent mais que je renouvelle maintenant par l'appel à une manière de penser inspirée du modèle de la mécanique quantique. [...] François Laruelle


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L'ultime honneur des intellectuels

François Laruelle, L'Ultime honneur des intellectuels, conversation avec Philippe Petit, Paris, Textuel, coll. « Conversations pour demain » (24), septembre 2003


Comment se déterminer devant les tragédies de l'Histoire et les souffrances des hommes ? Comment se démarquer de l'héroïsme des philosophes et de leur tendance à s'appuyer sur les victimes afin de justifier leur souci de justice ? François Laruelle s'en prend aux intellectuels "dominants", caméléons "humanitaires". Il rompt ici avec les usages de la philosophie toujours juge et partie. Il propose un nouveau visage de la dignité et une fonction renouvelée de l'intellectuel, déterminé par la victime comme par le Réel.

Expérience de pensée inédite et leçon d'hérésie.


Que peut la peinture pour l'esthétique ?

Gilbert Kieffer, Que peut la peinture pour l'esthétique ?, Paris, Éditions PETRA, coll. « Transphilosophiques », 2003.

Tous les peintres sont potentiellement philosophes, parce que leurs effets sont bien souvent des matérialisations techniques de rêveries. Quand un peintre passe des heures à lisser les couches de couleurs, qu'il essaie de donner certains reflets de surface ou de profondeur, il fait toujours et avant tout un travail de méditation. Il le fait sur la matière qu'il utilise, le miroir-palette, l'amalgame dont il vient d'expérimenter la propriété particulière, la matière qu'il cherche à représenter ; il le fait en saisissant du même mouvement sa vie propre, et en la traduisant dans ce langage technique qui deviendra son style. Tout est technique au fond, mais la technique elle-même est inspiration, méditation, rêverie.

La question est la suivante, si l'art pense, a-t-il besoin de raisonner ? Et si par l'abus de la comparaison on affirme qu'il raisonne, a-t-il besoin de mots pour le faire ? Ne peut-il le faire en images par exemple ? L'art a-t-il besoin de l'esthétique ? Et l'esthétique a-t-elle besoin de mots, voilà la vraie question ? Il est inutile de se demander si l'esthétique a besoin de philosophie, puisque l'esthétique est d'essence philosophique.


De la schizo-analyse à la non-philosophie

Erik Del Bufalo, Deleuze et Laruelle. De la schizo-analyse à la non-philosophie, Paris, Kimé, « Bibliothèque de non-philosophie », 2003.

La non-philosophie permet des rencontres d'un nouveau type avec les philosophes, et productrices de possibilités de pensée émergentes. Nous ne savons pas encore ce que peut la philosophie de Deleuze, la « schizoanalyse ». La soumettant ici à l'épreuve de cette méthode sans modèles, à cette force de pensée qu'est la non-philosophie laruellienne, on ne confronte pas deux doctrines rivales. Il s'agit de lui faire rendre de nouveaux effets en la traduisant avec l'aide d'un autre organon. C'est un test inégal pour les deux pensées.
Pourquoi cette expérimentation ? La philosophie est l'éternelle liturgie du Monde et des mondes possibles, le manque de sens de l'Univers que seul l'Homme-en-personne, nécessairement universel, peut apporter. Si la philosophie de Deleuze est pertinente pour le Monde, le point de vue de l'Homme-en-Homme l'engage dans un devenir imprévu à son corps défendant. Une philosophie est passée du sol du monde à l'utopie de l'Univers...

Texte relu par Jean-Baptiste Dussert.