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Sans Condition
Sans condition : Blanchot, la littérature, la philosophie.
Ouvrage de Olivier Harlingue
Paru en avril 2009 chez L'Harmattan,
Coll. : Nous les sans-philosophie.
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Philo-fictions, la revue des non-philosophies
- La fiction, une nouvelle rigueur130 pages, n° ISSN : 2100-0743
Appel pour le N° 3 :
Traduction, une dernière fidélité
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Dictionnaire de la perversion - Transformation de quelques concepts psychanalytiques
Didier Moulinier, Dictionnaire de la perversion - Transformation de quelques concepts psychanalytiques, Paris, L'Harmattan, 2002
La perversion - et surtout les pervers - posent problème à la psychanalyse en lui opposant un mode de résistance particulièrement retors. La théorie a bien forgé des outils explicatifs tel que le déni ou le défi, la transgression ou la volonté de jouissance, mais ces concepts sont eux-mêmes lestés - voire hypothéqués - par une approche globalement névrotique de l'Objet et un déni non moins systématique du Sujet de la jouissance. Faute d'incarner cette instance, l'analyste « bien pensant » (ou « bien désirant ») laisse le champ libre aux petits maîtres pervers, trop heureux d'incarner l'interdit. On fraye donc quelques pistes pour une théorie « non-psychanalytique » de la psychanalyse, distillée dans ce dictionnaire conceptuel au plus près des textes de Freud et de Lacan (et de leurs commentateurs), sans toutefois leur faire allégeance.
Didier Moulinier, docteur de l'Université de Paris X-Nanterre, est professeur de philosophie. Il a déjà publié De la Psychanalyse à la Non-Philosophie, Lacan et Laruelle, aux éditions Kimé (1998), et deux « dictionnaires » conceptuels à l'Harmattan : Dictionnaire de la Jouissance (1999) et Dictionnaire de l'Amitié (2000).
Didier Moulinier, Dictionnaire de la perversion - Transformation de quelques concepts psychanalytiques, Paris, L'Harmattan, 2002
La perversion - et surtout les pervers - posent problème à la psychanalyse en lui opposant un mode de résistance particulièrement retors. La théorie a bien forgé des outils explicatifs tel que le déni ou le défi, la transgression ou la volonté de jouissance, mais ces concepts sont eux-mêmes lestés - voire hypothéqués - par une approche globalement névrotique de l'Objet et un déni non moins systématique du Sujet de la jouissance. Faute d'incarner cette instance, l'analyste « bien pensant » (ou « bien désirant ») laisse le champ libre aux petits maîtres pervers, trop heureux d'incarner l'interdit. On fraye donc quelques pistes pour une théorie « non-psychanalytique » de la psychanalyse, distillée dans ce dictionnaire conceptuel au plus près des textes de Freud et de Lacan (et de leurs commentateurs), sans toutefois leur faire allégeance.
Didier Moulinier, docteur de l'Université de Paris X-Nanterre, est professeur de philosophie. Il a déjà publié De la Psychanalyse à la Non-Philosophie, Lacan et Laruelle, aux éditions Kimé (1998), et deux « dictionnaires » conceptuels à l'Harmattan : Dictionnaire de la Jouissance (1999) et Dictionnaire de l'Amitié (2000).
Déclarer la gnose
Gilles Grelet, Déclarer la gnose. D'une guerre qui revient à la culture, Paris, L'Harmattan, coll. « La Philosophie en commun », 2002.
La gnose, dont l'énoncé « on a raison de se divi(ni)ser » récapitule à lui seul le concept, est une connaissance (gnôsis, en grec) qui a toujours été au centre des plus vives polémiques. Ce livre en rétablit le doctrinal. Cela passe par une formalisation de la culture, restreinte ou agnostique d'abord, généralisée ou gnostique ensuite, en sorte que se dégage le système le tableau fini de ce qu'il s'agit de détruire. Car tel est le point : dans la gnose, c'est l'abolition de la culture qui, au terme de sa généralisation, se trouve prescrite. Cela s'appelle l'enthousiasme, l'autre face de la mélancolie. Toute la grandeur dont l'humanité est capable s'y concentre, mais dans une réciprocation avec l'horreur nue.
G. G.
Le Christ futur. Une leçon d'hérésie
François Laruelle, Le Christ futur. Une leçon d'hérésie, Paris, Exils, coll. « Essais », 2002.
L'hérésie est connue comme problème religieux et théologique mais on met à jour ici une « question de l'hérésie » à l'égal de la « question juive » et dissimulée historiquement par celle-ci. Sa pertinence pour l'humanité est-elle comparable à celle de la Shoah ? Quelques thèses pour introduire la philosophie à l'hérésie. On appellera « hérétique » une pensée
1. qui reste irrecevable « même après explications » théologiques et philosophiques.
2. qui contient la réponse universelle à la question qui est l'homme ? C'est l'immanence radicale du temps comme passé en-Passé qui refuse la soumission à la mémoire et à l'histoire, au Monde.
3. qui donne un critère de l'Homme, c'est l'Assassiné plutôt que l'Otage, le Brûlé plutôt que l'Incendié, et de son sujet, l'Etranger comme Christ Futur, ultimatum ou Dernière Bonne Nouvelle.
4. pour laquelle chaque homme est Christ ou Messie pour le Monde.
Comment renouveler, à défaut de son style, l'inspiration messianique et apocalyptique comme dernière lutte possible contre et en faveur de notre Monde ? Des éléments chrétiens, gnostiques et judaïques sont mobilisés en vue d'une science non-chrétienne. Cet ouvrage est le premier d'un triptyque qui comprendra, à côté de cette Hérétique, une Mystique et une Erotique.


