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Sans Condition

Sans condition : Blanchot, la littérature, la philosophie.
Ouvrage de Olivier Harlingue
Paru en avril 2009 chez L'Harmattan,
Coll. : Nous les sans-philosophie.

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Philo-fictions, la revue des non-philosophies

- La fiction, une nouvelle rigueur
130 pages, n° ISSN : 2100-0743
Appel pour le N° 3 :
Traduction, une dernière fidélité

Le code non-philosophique

Je donne ici le code qui permet d'entrer dans la non-philosophie sous une forme que j'utilise souvent mais que je renouvelle maintenant par l'appel à une manière de penser inspirée du modèle de la mécanique quantique. [...] François Laruelle


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Pour une imagination non-européenne

Danilo di Manno de Almeida, Pour une imagination non-européenne, Paris, Kimé, 2002

L'imagination a-t-elle encore un avenir ? Son histoire philosophique et sa signification politique étaient apparemment terminées. Il fallait une nouvelle expérience de la pensée pour lui donner un statut transcendantal et renouveler ses pouvoirs. Danilo di Manno de Almeida met la non-philosophie en oeuvre à son propos et en titre des fonctions inédites.

Une première partie étudie quelques grandes phases et les invariants de son traitement philosophique. De Descartes à Kant puis Heidegger, l'auteur montre la profondeur ontologique croissante mais aussi les apories de l'imagination comme moteur de l'acte philosophique. Une seconde partie opère rupture et mutation, elle porte le problème sur le terrain du Réel et de sa primauté sur le transcendantal, tel que la non-philosophie, à la suite de François Laruelle, permet d'établir. Elle arrache la force imaginative à la philosophie et la rend à l'homme.Il s'ensuit une refonte de la plupart des concepts qui la délimitaient et en bridaient le pouvoir.

Ce pouvoir est celui d'une pensée "non-européenne". L'auteur entend échapper au conflit classique de Même et de l'Autre, du moi et de l'Etranger de l'européocentrisme et de l'ethoncentrisme. Le "non-européen" est un rapport d'équivalence ou de non-rapport des termes adverses dans leur spécificité.
Comment user encore de la philosophie, mais sans sa suffisance, en vue cette fois d'une libération de la pensée pour des expériences nouvelles ? La vieille imagination enchaînée pas les liens grecs de la philosophie et de l'histoire cède la place à une activité géo-imaginative.

D. di Manno de Almeida enseigne la philosophie à l'Université méthodiste de Sao Paulo (Brésil).


L'Europanalyse et les structures d'une autre vie. Le feu de la pensée sacrée

Serge Valdinoci, L'Europanalyse et les structures d'une autre vie. Le feu de la pensée sacrée, Paris, L'Harmattan, coll. « La Philosophie en commun », 2001.

Ici se poursuit le travail europanalytique engagé dans les ouvrages précédents. Penser le réel selon les plus hautes exigences de la Phénoménologie, radicaliser le texte même de Husserl sans céder à la double tentation de tourner, d'une part, le dos aux sciences (Heidegger, Henry) ni, au contraire, de rejeter la théorie, sous couvert de scientificité, à distance de son objet (Marx, Laruelle).Mais surtout, tout en dégageant une méthode immanente de part en part, théoriser un procès médiateur non synthétique (non hégélien) qui rende compte de cet Affect premier qu'est l'homme en deçà de sa production comme sujet dans l'Horizon d'une intersubjectivité problématique et irréconciliable a posteriori par quelque Éthique, Politique, ou même simple psychologie relationnelle que ce soit. Admettre, enfin, la relégation d'une culture nihiliste en souffrance, au profit d'une civilisation à son aube, dont l'europanalyse accueille le retentissement (Kathêlein), une civilisation dont l'universalité (Katholikos) ne soit ni mondialisation, ni tournant théologique superficiel oubliant le vrai sacré.

Serge Valdinoci est Agrégé de philosophie, Docteur d'État ancien régime, Maître de conférences à l'Université de Reims associé à l'École doctorale de Paris X-Nanterre. Il a publié : Les Fondements de la phénoménologie husserlienne (Nijhoff, 1983) ; Le Principe d'existence, ou le devenir psychiatrie de la phénoménologie (Nijhoff, 1988) ; Introduction dans l'europanalyse. Krisis 2 : transformer la phénoménologie de Husserl pour fonder la philosophie (Aubier, série « L'Invention philosophique », 1990) ; Vers une méthode d'europanalyse (L'Harmattan, coll. « La Philosophie en commun », 1994) ; La Traversée de l'immanence. L'europanalyse ou la méthode de la phénoménologie (Kimé, « Bibliothèque de non-philosophie », 1996) ; La Science première. Une pensée pour le présent et l'avenir (L'Harmattan, coll. « La Philosophie en commun », 1997) ; Abrégé d'europanalyse. La pensée analytique et continentale (L'Harmattan, coll. « La Philosophie en commun », 1999).


L'amour de la non-philosophie

Patrick Fontaine, L'amour de la non-philosphie, « Bibliothèque de non-philosophie », Paris, Kimé, 2001.

Ce livre s'adresse à quiconque s'est un jour interrogé sur la pensée et n'y a pas vu concrétisée la consolation promise. Cette initiation fournit enfin le sens de la philosophie, qui est d'être amoureuse de la non-philosophie. Elle invite quiconque se présente comme homme ordinaire à "s'" écrire dans des textes où ce n'est plus la philosophie qui fait loi.
Comment écrire des textes non-philosophiques ? De quel droit ? Comment s'y prendre ?
On conteste le plus souvent à François Laruelle le droit de penser une extériorité de la philosophie et de travailler scientifiquement à cette hypothèse. Nous répondrons ici que l'hypothèse de la non-philosophie est nécessaire et légitime.
Nous prétendons que, de ce qu'elle manifeste, la philosophie n'a pas de sens. Il est insencé d'être une science qui se cherche enc herchant son objet, qui cherche l'absolu pour être science de l'absolu. Elle demeure incompréhensible si on s'obstine à ne pas la prendre au sérieux, à prétendre que l'effort de synthèse totale constitue la science absolue. Elle prend tout son sens si nous la prenons enfin au sérieux, si nous comprenons qu'elle dispose pour un destin inavoué.

Son destin est d'offrir l'objet cherché. La philosophie donne ce qu'elle n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas. Cette offrande est un acte amoureux. C'est le sens de la philosophie être amoureuse de son extériorité.
D'inspiration lacanienne, ce livre, qui se veut une initiation à la pensée de François Laruelle dans ce qu'elle a de plus bouleversant, confirme la légitimité d'une production de texte s qui expérimentent la matière philosophique. L'écriture n'est plus la position ou la pose du philosophe exposant sa pensée ou son système. Elle est la représentation du rapport amoureux, l'expression d'une philosophie amoureuse du sujet transcendantal qui, à cette occasion, traduit sa condition d' "homme ordinaire", solitude d'être sans essence ni existence philosophiques. L'homme ordinaire ne doit rien à la philosophie, c'est elle qui lui doit tout.


Patrick Fontaine enseigne la philosophie et prépare actuellement un ouvrage sur Platon