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Sans Condition

Sans condition : Blanchot, la littérature, la philosophie.
Ouvrage de Olivier Harlingue
Paru en avril 2009 chez L'Harmattan,
Coll. : Nous les sans-philosophie.

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Philo-fictions, la revue des non-philosophies

- La fiction, une nouvelle rigueur
130 pages, n° ISSN : 2100-0743
Appel pour le N° 3 :
Traduction, une dernière fidélité

Le code non-philosophique

Je donne ici le code qui permet d'entrer dans la non-philosophie sous une forme que j'utilise souvent mais que je renouvelle maintenant par l'appel à une manière de penser inspirée du modèle de la mécanique quantique. [...] François Laruelle


A
Abstraction axiomatisante
Auto-affection
Auto-affection
Auto-englobant
Autonomie relative
Autonomie relative
B

C
Chôra non-philosophique
Circulation générique
Clonage
Clone
Condition négative
D
Décision philosophique
Décision philosophique
Décision philosophique
Découverte comme telle
Déjà-performé
Détermination-en-dernière-identité
Détermination-en-dernière-instance
Détermination-en-dernière-instance
Détermination-en-dernière-instance
Distance non-phénoménologique
Donné-sans-donation
Donné-sans-donation
Dualité unilatérale
Dualyse

E
Ego non-cartésien
En-Un
F
Force (de) pensée
Formalisme de l’Un

G
H
Homme-en-personne, Homme-en-Homme, les Humains

I
Identité
Idiome de l'Un
Immanence
Immanence
J

K
L
L'Un
La-philosophie
Langue de l’Un
Le philosophique

M
Matériau (de la non-philosophie)
Monde
Monde
Multiple
N
Nom-de-l'Homme
Noms premiers
Non-dictionnaire
Non-philosophie
Non-suffisance (du Réel ou de l’Un)

O
P
Performé-sans-performation
Philosophie
Priorité-sans-primauté

Q
R
Réel
Refet-sans-reflèté
Résistance

S
Science première
Suffisance (Principe de Philosophie Suffisante)
Sujet
Sujet-Etranger, sujet-Christ, Christ futur
Symptôme
T
Théorie unifiée

U
Un
Unidentité
Unilatéralité
V
Vision-en-Un

W
X

Y
Z



Abstraction axiomatisante
S'opère par le moyen d'opérateurs, de noms comme Un, Identité ou Homme), d'adjectifs comme radical (identité radicale, etc.), de prépositions comme en- (Un-en-Un, etc.), sans (sans-consistance, sans-monde, etc.), non- (non-conceptuel, non-définitionnel, etc.), en-personne (Homme-en-personne, Un-en-personne, etc.). Ces opérateurs sont les expressions ou les effets du Réel, inséparables de son immanence radicale.

François Laruelle, Le Christ futur, page 9

Auto-affection
L’auto-affection est supposée être dans un cas déjà le contenu même de l’Ego , qui s’y réduit donc, tandis que dans l’autre la force (de) pensée s’infère de celui-ci qui la détermine. Non seulement, l’Ego doit donc avoir un contenu plus originaire mais, s’il y a l’équivalent d’une auto-affection dans la force (de) pensée, elle devrait valoir d’une instance qui n’est plus l’Ego mais le clone transcendantal qui suit de l’Ego.

François Laruelle, Principes de la non-philosophie, page 133

Auto-affection
L’auto-affection reste une ultime amphibologie que seule la vision-en-Un peut invalider, réservant ainsi la possibilité d’une autonomie relative de la philosophie et des fonctions qui la manifestent, celles de simple « support » pour la force (de) pensée ou de « fantasme » pour le sujet.

François Laruelle, Principes de la non-philosophie, page 137

Auto-englobant
Cause de la suffisance, la philosophie étant divisée/redoublée en chacun de ses concepts et formant une autoposition ou un cercle vicieux transcendantal.

François Laruelle, Le christ futur, page 10

Autonomie relative
* On appelle autonomie relative, par opposition à l’autonomie radicale de l’Un (cause), cette forme d’unilatéralité à double origine mais sans cercle : une origine empirique, une autre transcendantale.

François Laruelle, Philosophie et non-philosophie, page 152

Autonomie relative
* La découverte de la Détermination-en-dernière-instance s’exerçant dans la force (de) pensée est, avec la vision-en-Un, le cœur de la non-philosophie. (page 26)
* C’est le concept de « Détermination-en-dernière-instance », concept de la causalité spécifique de l’Un, qui unifie de l’intérieur ou de manière indivise l’Un-non-convertible-avec-l’Etre et la décision comme forme interne de l’Etre et de la pensée », dans le procédé principal ou l’organon de la force (de) pensée, ou « force (de) décision ». (page 29-30)
* (page 147)
* (page 149)
* La Détermination-en-dernière-instance se substitue à la fois au principe de contradiction et au principe de raison suffisante. Ceux-ci supposent que le « découvert » à déjà eu lieu tandis que la Détermination-en-dernière-instance ouvre un espace de découverte a priori qu’il faut résolument opposer au jugement comme « découverte » a posteriori, et qui n’est ni trouvable dans la philosophie ni ajoutable à elle (ou soustrayable, etc.) : la non philosophie n’a pas eu lieu.(page 325)


François Laruelle, Philosophie et non-philosophie

Chôra non-philosophique
Sens (d')identité de la foi philosophique supposée le Réel lorsque la vision-en-Un la transforme en son corrélat (unilat) ou lui donne son sens d'identité.La chôra est le lieu par unilatéralisation qu'est devenue la philsophie (en tant qu'identité) se voulant le Réel (pas encore en tant qu'unité transcendantale). C'est un phénomène ou le donné-sans-donation (de) cette halucination réelle.

François Laruelle et collaborateurs, Dictionnaire de la non-philsophie, page 35

Circulation générique


François Laruelle, Introduction aux sciences génériques

Clonage
* L’un est cause par immanence, donc sans transcendance : sans l’idéalité de la forme, sans la matérialité de la matière, sans la finalité de la fin, sans l’efficience de l’agent c’est le clonage. (page 33)
* La possibilité de la « dualité unilatérale » repose sur un mécanisme dit de « clonage » qui devrait se révéler une pièce essentielle de la non-philosophie. (page 35)
* Ce clone est l’identité transcendantale qui, si l’on peut dire, « est » le Réel ou est donné sur son mode immanent mais qui n’apporte rien de réel au Réel, aucun prédicat, juste une fonction. Cette fonction du Réel en rapport à son « occasion » empirique n’est pas le Réel « lui-même » mais un ordre consistant, avec son type d’autonomie et de complexité ; c’est l’ordre transcendantal-pur de la non-philosophie, l’essence transcendantale de la pensée. Le clonage est le résultat du terme empirique X qui comme « occasion » ou « cause occasionnelle » soutire au Réel une identité simplement transcendantale par un mécanisme qui n’est plus celui du double ou du reflet philosophique. (page 35)
* La théorie du clonage est évidemment fondamentale dans une pensée qui n’est d’ailleurs pas de l’identité au sens philosophique et intentionnel mais par et selon l’identité. Plus exactement une pensée en-identité. (page 37)


François Laruelle, Philosophie et non-philosophie

Clone
Identité immanente du matériel ou du symptôme philosophique. Le clonage est l'oeuvre du Réel, il a la philosophie ou le Monde pour matériel, c'est une opération immanente et transcnnle sur la transcendance du MONDE et qui se substitue au système philosophique.

François Laruelle, Le Christ futur, page 11-12

Condition négative
Se dit du Réel en tant que cause nécessaire mais non suffisante ou qui requiert le Monde pour le déterminer. Le Réel, cause "négative", suppose le Monde pour agir.

François Laruelle, Le Christ futur, page 11

Décision philosophique
Le trait invariant le plus universel de la philosophie est une matrice fractionnaire à 2/3 termes : elle se donne une intériorité et une extériorité, une immanence et une transcendance simultanément, dans une structure à synthèse ou hiérarchie, l’une l’emportant sur l’autre alternativement. Cette matrice dite de la « Décision philosophique » peut se lire comme l’identité d’un double rapport de la philosophie à elle-même : identité du 2/3 (dans la mesure où le troisième terme, terme de synthèse, est immanent à la dyade, la philosophie étant en manque d’elle-même) et du 3/2 (dans la mesure où le terme de synthèse est transcendant à la dyade, la philosophie étant en excès d’elle-même).

François Laruelle, Principes de la non-philosophie, page 5

Décision philosophique
On a dit que la décision philosophique est une matrice non pas à 2 termes ni à 3 termes mais à 2/3 termes ; le 2 de la dyade et le 3° de l’Un (unité de synthèse ou de système) ; mais le 3° est divisé ou intervient deux fois : il est identique à l’un des termes de la dyade et distinct de lui et de celle-ci. Donc 2/3 ou même ¾ termes, le caractère fractionnaire sinon fractale des dimensions de la Décision philosophique indiquant que tout terme y est divisé et y intervient deux fois. On appelle auto-position, auto-donation ou auto-nomination (selon le contexte idéaliste ou phénoménologique, etc.) cette propriété générale et formelle de la philosophie de se diviser/différencier d’avec soi et de se rapporter ou de s’identifier à soi, d’être en état de survol fixe par rapport à elle-même.

François Laruelle, Principes de la non-philosophie, page 52

Décision philosophique
Structure transvariante à forme de système
combinant dyade et triade, indéterminée si elle est posée par la philosophie elle-même (la-philosophie), ou déterminée si elle est posée dans la non-philosophie selon le Réel. C'est alors l'Identité non-philosophique (de) pour la philosophie.


François Laruelle, Le Christ futur, page 10

Découverte comme telle
On appelle Découverte comme telle une décision (de) pensée déterminée en-dernière-instance par le déjà-Découvert ou le Réel-Un qui la détermine de manière immanente. Ainsi comprise de manière réelle et non plus logico-épistémologique, la Découverte est l’opération principale de la pensée en régime de « théorie unifiée ».

François Laruelle, Principes de la non-philosophie, page 29

Déjà-performé
* Le réel-Un lui-même.

François Laruelle, Philosophie et non-philosophie

Détermination-en-dernière-identité
Ensemble des phases (cf occasionalité et clonage) de la causalité non-philosophique, elle s'oppose globalement à la causalité réciproque ou circulaire de la philosophie et de ses modes unilatéraux restreints.

François Laruelle, Le Christ futur, page 11

Détermination-en-dernière-instance
La découverte de la Détermination-en-dernière-instance s’exerçant dans la force (de) pensée est, avec la vision-en-Un, le cœur de la non-philosophie.

François Laruelle, Principes de la non-philosophie

Détermination-en-dernière-instance
C’est le concept de « Détermination-en-dernière-instance », concept de la causalité spécifique de l’Un, qui unifie de l’intérieur ou de manière indivise l’Un-non-convertible-avec-l’Etre et la décision comme forme interne de l’Etre et de la pensée », dans le procédé principal ou l’organon de la force (de) pensée, ou « force (de) décision ».

François Laruelle, Principes de la non-philosophie

Détermination-en-dernière-instance
La Détermination-en-dernière-instance se substitue à la fois au principe de contradiction et au principe de raison suffisante. Ceux-ci supposent que le « découvert » à déjà eu lieu tandis que la Détermination-en-dernière-instance ouvre un espace de découverte a priori qu’il faut résolument opposer au jugement comme « découverte » a posteriori, et qui n’est ni trouvable dans la philosophie ni ajoutable à elle (ou soustrayable, etc.) : la non philosophie n’a pas eu lieu.

François Laruelle, Principes de la non-philosophie

Distance non-phénoménologique
On appelle distance non-phénoménologique ou non-autopositionnelle l’essence spécifique de la transcendance : une distance « infinie » et indivisible, une extériorité simple, sans redoublement ou retour, sans cercle ni boucle ; précisément l’identité enfin retrouvée de la transcendance et que la force (de) pensée transmettra au mixte philosophique.

François Laruelle, Principes de la non-philosophie

Donné-sans-donation
* On appelle ainsi le type de donné qui est donné radicalement (à) soi plutôt qu’à un sujet ou à toute autre forme de transcendance, et qui l’est donc sans une opération de donation supposée «derrière » lui, tel un arrière-monde du donné. (page 23) [...]
* Le Donné-sans-donation est un nom premier d’extraction phénoménologique pour le Réel, une autre manière de penser l’immanence radicale. (page 24)


François Laruelle, Philosophie et non-philosophie

Donné-sans-donation
Essence de la manifestation du Réel immanent, donc aussi du Monde

François Laruelle, Le Christ futur, page 11

Dualité unilatérale
* La possibilité de la « dualité unilatérale » repose sur un mécanisme dit de « clonage » qui devrait se révéler une pièce essentielle de la non-philosophie. (page 35)
* Le Réel détermine sans réciprocité le tout de la pensée, science et philosophie en leur identité pré-nodale ; ou encore le théorème : le Réel et la philosophie ne sont identiques qu’en-dernière-instance. (page 45)
* Les conditions d’une théorie unifiée énumérées du point de vue du matériau, il reste encore d’une part ses conditions du point de vue de sa « syntaxe », celles-ci expliquant celles-là, en particulier le rapport dit de « dualité unilatérale » qui permet l’identité intrinsèque de la science et de la philosophie et le rapport de leur identité à leur Différence. (page 145)
* La dualité unilatérale est la syntaxe qui exclut la simultanéité philosophique des termes, leur cercle à l’intérieur de l’auto-position et qui mériterait plutôt le nom d’ « unitaxe », ce mot ne signifiant pas qu’il n’y a qu’un terme en jeu mais seulement deux, une dualité précisément unilatérale (ou sans synthèse). (page 152)
* La dualité unilatérale est identique en-Un à l’identité sans diviser celle-ci, sans l’aliéner, mais sans se refermer elle-même dans une synthèse. (page162)
* La dualité unilatérale, gardienne des autonomies, dualité irréductible à la fois au seul Un et à la réciprocité de la Dyade philosophique, est la « syntaxe » transcendantale, l’ordre plutôt de la causalité du Réel. (page 201)

François Laruelle, Philosophie et non-philosophie

Dualyse
Méthode générale de la non-philosophie sur le matériel philosophique et qui la distinque de l'analyse, de la synthèse et de leurs combinaisons (dialectique, différence). Pratique qui traite les énoncés-monde selon la dualité unilatérale, y introduisant la détermination-en-dernière-identité

François Laruelle, Le Christ futur, page 12

Ego non-cartésien
* L’Ego détermine-en-dernière-instance, c’est à dire par clonage transcendantal, le sujet comme force (de) pensée.(ppnph 128)

François Laruelle, Philosophie et non-philosophie

En-Un
La formule « en-Un » dont nous usons pour abréger la radicale phénoménalisation non-philosophique de tout datum philosophique, de toute représentation, et qui se retrouve dans l’expression « en-dernière-instance », ne désigne surtout pas une inhérence effective au Réel et encore moins un processus dans le Réel, un « devenir-immanent » ou un « im-maner » sous quelque forme que peut l’imaginer une philosophie de l’immanence. « En-un » dit identiquement le clone transcendantal en tant que reçu sur le mode de l’Un mais non constitutif de celui-ci. Seule l’identité transcendantale peut être dite « en-Un » et aussi « réelle-en-dernière-instance », et les autres représentations (aprioriques) ne le sont que dans la mesure où le clone transcendantal est leur essence, sous peine d’inhérence d’une irréalité au Réel. Les représentations non-philosophiques a priori ne sont donc en-Un qu’en-dernière-instance.

François Laruelle, Principes de la non-philosophie

Force (de) pensée
* La force (de) pensée est ce par quoi le réel-Un peut agir sur la philosophie, c’est donc une fonction apriorico-transcendantale qui s’enracine dans le Réel sans être elle-même une propriété réelle susceptible d’enrichir ou de modifier l’Un. (page 54)
* La force (de) pensée répond aux propriétés de cette unitaxe au point de l’incarner. Comme transcendantale par son essence en effet 1/ elle est déterminée par son identité ou est unidentifiée ; 2/ elle est unilatéralisée ou l’auto-position philosophique suspendue, c’est à dire les prétentions « réelles » du mixte philosophique, qui cesse d’être spontané pour être « fixé » comme simple a priori donateur du matériau. (page 154)
* L’Un-en-Un est l’identité de-dernière-instance de la dualité unilatérale de l’Un indivisible et du non(-Un) divisible et indivisible ; cette identité est l’organon de la pensée ou force (de) pensée, comme solution au problème de la détermination du non(-Un) par l’Un. (page 178)
* La force (de) pensée est la « clé » de la possibilité de la non-philosophie. On peut aussi par exemple la comprendre comme le résidu transcendantal pur de la fameuse « imagination transcendantale » (en réalité semi-logique semi-transcendantale) lorsque l’Un est substitué au Moi, la vision-en-Un à l’agilité de l’autoposition. La force (de) pensée est forte parce que, comme l’imagination transcendantale mais par dualité et plus simplement qu’elle, elle tient « ensemble » mais unilatéralement les « contraires » de l’Un et de l’Etre. (page 180)
* La force (de) pensée est reçue sur le mode de la vision en Un mais n’est pas elle-même, sous peine d’idéalisme philosophique, Un-enUn ou une partie du Réel. Si elle reçoit de sa cause immanente son essence réelle, elle doit recevoir de la transcendance ou de l’Etre son ingrédient a priori, sa nature spécifique. Mais elle ne reçoit ainsi que l’essence de la transcendance et que la forme de cette essence que l’Un tolère ou fait extraire de l’Etre. (page 182)
* La force (de) pensée est telle que l’intention, le but ou l’effet de l’acte sont réalisés immédiatement avec l’acte lui-même, sans qu’aucune division ou distinction transcendante puisse se glisser entre eux et différer ce qui émerge d’un seul tenant. (page 215)
* Selon la « logique » non-philosophique, on dira que la force (de) pensée est l’identité non-rationnelle de la Raison, par conséquent qu’elle l’unifie-sans-la-totaliser. (ppnph 258)
* (page 333)


François Laruelle, Philosophie et non-philosophie, page 154

Formalisme de l’Un
J’appelle « formalisme de l’Un » :
- les symboles conceptuels : Un, Etre, Multiple, Autre, Identité, Même, Monde, Philosophie ;
- les fonctions ou les opérateurs « non-philosophique » : non-, (de), en, hors de, post-
- les formules initiales ou dérivées : Un-en-Un, Un-en-dernière-instance, Un-hors-Etre, Un-en-tant-qu’Un, Etre-en-Un-en-dermière-instance, Etre-en-tant-qu’Etre, Un-à-l’Etre, Un-à-l’Autre, Un-à-l’Unité, etc. ;
- les opérations : induction et déduction transcendantales telles qu’elles sont permises par l’Un.

François Laruelle, Principes de la non-philosophie, page 274

Homme-en-personne, Homme-en-Homme, les Humains
Autres noms premiers pour le Réel, l'Immanence, l'Un ou l'Identité qui cessent d'être des transcendantaux anonymes et désignent le réduit qui fait les humains. On peut dire le Réel humain,l'Identité humaine, mais humain est aussi un nom, les Humains ou les Humaines.


François Laruelle, Le Christ futur, page 10

Identité
Identité réelle ou par immanence, non logique ou non
déterminée par un principe, le Principe d'identité.


François Laruelle, Le Christ futur, page 10

Idiome de l'Un
* J’appelle « idiome de l’Un » ou « langue » au sens large de la non-philosophie le type d’énoncé formé à partir de cette langue. (page 274)

François Laruelle, Philosophie et non-philosophie

Immanence
J’appelle « immanence » ou « identité-de-dernière-instance » le type non-philosophique ou théorique-unifié de la clôture d’un Système.

François Laruelle, Principes de la non-philosophie

Immanence
L'immanence n'est pas un attribut sans être encore le
sujet, elle est par définition donnée en-immanence, comme
le Réel est donné en-Réel, c'est l'essence du en-, du radical, du
Réel, etc.


François Laruelle, Le Christ futur, page 10

L'Un
L’Un est une identité qui n’est pas seulement privée de scission, non accompagnée d’une division qui la « redonnerait » chaque fois, mais qui positivement n’a pas besoin d’une telle opération associée de division. [...] Si l’Un n’a plus besoin de la scission ni d’être redonné ou manifesté, c’est qu’il est déjà manifesté ou donné sans reste et de manière achevée sans le secours de ce supplément, mais directement et comme par lui-même. [...] L’Un est nécessairement le déjà-donné, il n’est pas le supposé-donné comme est tout donné inscrit dans la sphère de la transcendance. (phnph 41)
L’Un est de l’ordre d’une auto-affection, d’une auto-reception, plus précisément d’une auto-impression, terme qui, sans exclure encore totalement la distance, la transcendance ou l’offre reçue, dit plus fidèlement son immédiateté (à) soi. (phnph 41)
L’Un est une « étreinte » supposée par toute « unité » avec soi. Etreinte éternelle sans passé ni avenir, sans origine ni destination et qui n’a rien, aucun divers, à étreindre . [...] L’Un est jouissance (de) soi où le jouir n’a pas d’objet, ou pas d’autre objet que lui-même. Jouir transcendantal ou immanent plutôt que psychologique et intentionel, c’est le jouir comme radical de la subjectivité. (phnph 42)
L’Un est une Identité non-thétique en général, c’est-à-dire à la fois non-décisionnelle (de) soi et non-positionnelle (de) soi : sans volonté pour essence, sans topologie pour existence, sans le combat pour moteur, sans l’espace ou la figure pour manifestation. (phnph 42)
L’Un est une identité déjà inhérente (à) soi au moment où la philosophie tente de l’entamer. (phnph 42)
L’Un est une Identité rien-que-singulière plutôt que mixte ou que singulière-et-universelle. (phnph 43)
L’Un est une finitude absolue ou intrinsèque. (phnph 43)
L’Un est une Identité réelle c’est-à-dire passive, où la passivité ne se définit pas par rapport à une activité ou un agent soit extérieur soit intérieur – l’Un ne sera jamais causa sui comme la substance – mais « par rapport » (à) soi, l’auto-impression constituant le soi et plus que le soi : l’Identité vécue qui est celle (du) vécu. (phnph 44)
L’Un est une Identité qui se confond avec sa profondeur, sa consistance, sa chair, son (auto-) impression, et qui n’est donc pas réquisitionnée comme limite d’une opération de découpage, d’analyse, de transcendance, comme simple surface d’inscription ; comme plan ou plateau de nomadisme ; comme écran ou miroir pour une réflexion ; comme pellicule se développant infiniment, etc. – on reconnaît ici les avatars extériorisé de la vieille substance universelle ou de la décision philosophique mise à l’épreuve de l’Autre.(phnph 45)
L’Un est une identité posturale plutôt que décisionnelle et positionnelle. (phnph 45)
Le Donné-sans-donation, n’est pas par définition lui-même un problème. (ppnph 27)
Ce n’est pas que l’Un soit étranger à la philosophie, c’est qu’il se la rend plutôt étrangère et la condamne comme à sa propre forclusion , forclusion spécifique du Réel. (ppnph 25)
L’Un lui-même ne peut être dit « transcendantal » [...] pas plus qu’il ne peut être dit, sans référence à l’Etre ou à la pensée, « en-dernière-instance ». Nous distinguons ainsi l’Un qui n’est que vu-en-Un, et la forme concrète de sa causalité, force (de) pensée ou fonction noétique « de » l’Un. (ppnph 26)
Penser l’Un en tant qu’Un , c’est penser la précession radicale de l’Un, du Donné-sans-donation, sur la pensée, et la penser toujours depuis l’Un lui-même ou en-Un. (ppnph 31)
L’Un-cause devient réellement premier – au sens de primauté, celle du Réel – et cesse d’être second ou « attribut ». Il devient absolument autonome ou indifférent, encore qu’il ait besoin, mais pour sa seule représentation, d’une occasion. A la différence de l’Etre ou du Fondement qui fait cercle avec ce qu’il fonde, il ne pose ni ne repose le sujet ou l ‘acte de donation – il n’y en a pas un derrière lui – sur le quel il reposerait lui-même partiellement dans son essence s’il était l’Un-de-la-philosophie ou un donné-par-donation. (ppnph 33-34)
L’Un ou immanence radicale (sans aucune transcendance, pensée, mouvement, etc.) exclut la division, la production du doublet ou du reflet de type philosophique, toujours double ou divisé, mais n’exclut nullement un phénomène de clonage qui n’est plus un processus de scissiparité. (ppnph 38)
L’Un « agit » sans sortir de soi, se diviser/partager, s’aliéner par identification-à ... un donné autre que lui, puis à lui-même. Il ne se transforme pas, ne devient pas ... avec « son » efficace sur son objet (ce n’est son efficace qu’en-dernière-instance). Il n’entre pas dans un devenir, il garde sa causalité indivise, ne la partage pas avec ce « sur » quoi il semble agir. L’Un n’est ni fondamental (par rapport à un objet X) ni régional. Il est absolument il-localisable puisqu’il n’est « localisé » qu’en lui-même : c’est la « dernière instance », qui brise ou interdit toute pensée unitaire et toute centralité plus radicalement qu’une instance d’altérité ou de différe(a)nce. (ppnph 148)

François Laruelle,

La-philosophie
Ecriture, par agrégation du terme et se son article, soit la notion commune et vague soit la notion philosophique d'un champ de phénomènes (la-gnose, le-christianisme, le-monde, etc), soit au contraire de l'identité transcendantale ou du clone de ces notions (la vision-en-Un, l'Un-enUn, l'Homme-en-Homme, la philosophie, etc.)

François Laruelle, Le Christ futur, page 10

Langue de l’Un
* J’appelle « langue de l’Un » le formalisme adéquat à la pensée de l’Un-en-Un.

François Laruelle, Philosophie et non-philosophie

Le philosophique
* Le philosophique, sous la forme de ce que nous appelons l’invariant structural de la « Décision philosophique », est la combinaison circulaire de l’Un et de la Dyade (quelles que soient les valeurs empiriques de ces variables), la détermination réciproque de l’Un et d’une dyade d’immanence et de transcendance. (page 207)
* La philosophie est la « forme supérieure » d’un savoir régional qu’elle prend d’ailleurs et qui reste partiellement contingent. Elle peut être dite, en fonction de ces objets de savoir déjà constitués, « géométrie transcendantale », « topologie transcendantale », « linguistique transcendantale », « esthétique transcendantale », « sophistique transcendantale », etc. : elle est susceptible de multiples possibilités où le transcendantal est toujours mêlé à l’empirique et n’atteint jamais à la « pureté » dont il est susceptible lorsqu’il découle du seul Réel-Un. (page 246)


François Laruelle, Philosophie et non-philosophie

Matériau (de la non-philosophie)
Concepts de la philosophie et de ses sous-disciplines (théologie, mystique, etc.) qui servent de termes-support aux noms premiers. Le matériau constitue une conjoncture philosophique chaque fois différente.

François Laruelle, Le Christ futur, page 9

Monde
Autre nom de la philosophie sous ses deux formes. La philo-
sophie est forme-monde, le Monde est pensée-monde.


François Laruelle, Le Christ futur, page 10

Monde
L'écriture par ajout du suffixe -monde au terme en question (Dieu-le-monde, le Christ-monde, etc.) indique un sens de suffisance.

François Laruelle, Le Christ futur, page 11

Multiple
Caractère de l'instance apriorique, la dernière dans la constitution de la force (de) pensée, comme transcendantale ou Distance non-autopositionnelle. L'Extériorité à son identité-de-dernière-instance-en-Un, est l'élément d'un multiple radical ou sans multiplicité (sans Unité pour le recouvrir ou l'"ensembler"), multiple qui n'est ni qualitatif ni quantitatif ni quantitatif-qualitatif, mais purement phénoménal et premier.

François Laruelle et collaborateurs, Dictionnaire de la non-philosophie, page 101

Nom-de-l'Homme
Ce j'appelle l'Homme-en-personne ou le Nom-de-l'Homme est nécessairement paisible plutôt que pacifiste. Il refuse d'entrer dans le circuit de la guerre et de la paix mais il le traite plutôt qu'il ne traite avec lui. Cest probablement une utopie en acte, se performant comme utopie ou uchronie.

François Laruelle, L'ultime honneur des intellectuels, p 39

Noms premiers
Termes fondamentaux qui symbolisent le Réel et ses modes en fonction de son immanence radicale ou de son identité. Ils sont privés de leur sens philosophique et entrent, par cette abstraction axiomatisante, dans les énoncés, axiomes et théorèmes, de la non-philosophie.

François Laruelle, Le Christ futur, p9

Non-dictionnaire
Collection d'univers non-auto-positionnels obtenue par la réitération d'une pragmatique universelle à un matériau de vocables philosophiques et régionaux; liste ouverte de symboles non-conceptuels obtenus à partir d'une liste de concepts philosophiques.

François Laruelle et collaborateurs, Dictionnaire de la non-philosophie, page 110

Non-philosophie
La non-philosophie n’est pas la négation massive de la philosophie, sa destruction (impossible), mais son autre usage, le seul qui puisse être défini en dehors de sa croyance spontanée à soi ; une pratique de la philosophie qui ne soit plus fondée et enclose dans la foi philosophique, mais qui s’établisse de manière positive dans les limites de la mise entre parenthèses de cette foi. (phnph 16)
La non-philosophie a deux faces : d’une part elle réduit la philosophie à l’état de matériau quelconque ; d’autre part elle énonce de nouvelles règles positives, non-philosophiques mais déduites de la vision-en-Un, de travail de ce matériau. (phnph 17)
La non-philosophie fait l’objet d’une induction et d’une déduction transcendantales depuis le réel-Un (ou la force (de) pensée) dans le champ de l’expérience telle qu’elle est désormais constituée par la philosophie et les savoirs régionaux. (ppnph 9)
On appelle « Non-philosophie » l’usage en fonction de la force (de) pensée et non plus de la philosophie, usage par conséquent non auto-philosophique, non auto-positionnel, des apports de la philosophie et de la science ou de toute autre région. [...] Bien entendu, la non-philosophie est concrètement un travail de transformation des énoncés philosophiques, et des énoncés scientifiques qu’ils contiennent, en fonction de la force (de) pensée qui suspend ou met entre parenthèses leur aspect auto-positionnel. (ppnph 55)
La non-philosophie comme science première est la manifestation de l’essence (de) philosophie de la philosophie et identiquement de l’essence (de) science de la science, c’est-à-dire de l’identité apriorco-transcendantale de chacun des opposés, par quoi ils sont véritablement égaux et se libèrent de l’antinomie ou de la guerre à laquelle ils étaient en commun asservis. « Non-philosophie », ne désigne pas un refus de la philosophie au profit de la science – car alors en effet de ce point de vue la non-philosophie devrait être aussi non-science – mais le juste dénomination d’une discipline où le coté « philosophie » aura voulu dominer le coté « science », donc l’apparence objective d’un renversement de domination qui n’est pas constitutif de l’essence de la force (de) pensée mais relève de la sphère du matériau. Le vrai contenu de la non-philosophie est plutôt la théorie unifiée pour la philosophie et pour une région = X, pour le fondamental et le régional. (ppnph 61)
Si la non-philosophie a quelque objectif que ce soit, c’est de se constituer en lieu d’épreuve et de manifestation unique de ce qu’il y a de data de pensée sous des formes divisée et opposée dans les sciences et la philosophie (et l’art, la politique, etc.). (ppnph 198)
La signification « historique » de la non-philosophie s’établit ainsi : elle n’est ni grecque ni judaïque, ni la métissage des deux, mais l’identité anté-grecque et anté-judaïque de la pensée, l’expérience «avant » sa disjonction gréco-judaïque. (ppnph 211)
Il importe, dans le concept de la non-philosophie, de réintroduire la philosophie au moins comme simple matériau de la force (de) pensée. La non-philosophie marque, de manière limitée, une certaine reprise en compte du rapport de type philosophique à l’expérience (de type philosophique : il peut s’agir du sens commun, de la perception, des idéologies scientifiques, des religions, etc.). (ppnph 239)
La non-philosophie ne fait pas qu’étendre notre connaissance : c’est une connaissance de la philosophie hors de celle-ci, le passage à un autre plan ou à un ordre qui n’est plus une synthèse, mais l’ordre de la découverte et de l’invention au-delà de la science et de la philosophie elles-mêmes (ppnph 324)

François Laruelle, Principes de la non-philosophie

Non-suffisance (du Réel ou de l’Un)
Le « principe » de Réel in-suffisant est ce qui seul invalide sans reste, sinon du matériau, le Principe de Raison suffisance et son universalisation, le Principe de philosophie suffisante. Il signifie que le Réel, comme vision-en-Un, est une condition uni-verselle mais seulement négative, nécessaire mais non-suffisante, et qui doit être effectuée par la donation de la pensée-monde. En lui-même il n’est pas insuffisant mais « radical » plutôt qu’ « absolu », et le devient en rapport à la pensée : c’est donc comme cause ou principe qu’il l’est.

François Laruelle et collaborateurs, Dictionnaire de la non-philosophie, François Laruelle et collaborateurs, Bibliothèque de non-philosophie, Editions Kimé, 1998

Performé-sans-performation
Plutôt que d’une performativité, on parlera de l’Un, dans le style axiomatique qui nous est coutumier, comme d’un Performé-sans-performation, c’est à dire comme identique de part en part (à) lui-même quelle que soit la propriété locale ou l’attribut sous lequel on prétende le saisir et qui ne sert que de matériau pour des énoncés qui se déduisent de lui ou le reflètent de manière adéquate sans pourtant prétendre encore le viser ou l’objectiver comme un étant, ou l’ « approcher » et lui « co-respondre » comme ils le font de l’Etre. (ppnph 212)
L’identité ou l’immanence dite de-dernière-instance, à cause de laquelle nous parlons de « performation », si elle n’est pas donnée dans la transcendance par l’acte performationnel, ne se tient pas non plus « en retrait » de celui-ci : la dertermination-en-dernière-instance n’est pas un « retrait », rétraction ou bien soustraction, c’est à dire une transcendance. C’est plutôt l’immanence radicale qui se donne comme sans-donation l’acte de transcendance et lui communique son caractère performationnel mais précisément sans s’aliéner ou conduire alors la performation à sa perte. La performation de la force (de) pensée n’est donc pas un acte auto-posant, auto-exécutant – une forme de causa sui. Elle seule fait au contraire valoir la performation contre la cause de soi, et peut la faire valoir parce que l’immanence radicale qui donne-sans-donation la Donation performationnelle est elle même ce que nous appelons un Performé-sans-performation. La performation n’est donc pas davantage auto-performation. (ppnph 217)

François Laruelle, Principes de la non-philosophie

Philosophie
Instance (et ses sous-ensembles, ici christianisme, gnose, secte, hérétique-religieux) opposée au Réel sur le mode du symptôme et destinée à subir sa causalité.

François Laruelle, Le Christ futur, page 10

Priorité-sans-primauté
* Le terme de « premier » n’est pas univoque et change de sens en passant de la philosophie à la pensée-science. Dans la « philosophie première », la priorité est aussi un primat, hiérarchie ou domination donc susceptible de renversement et de dés-ordre. La « science première » ne retient que l’ordre irréversible, c’est à dire l’ordre de la « dernière instance » pour définir l’Etre dns son rapport à l’Un. Le terme de « premier » peut toujours être compris ontologiquement, d’abord arithmétiquement puis en fonction d’une théorie des nombres ontologiquement assumée. Mais son « ordinalité » n’est plus ici mathématique et régionale, ou bien ontologico-mathématique et fondamentale : elle est purement « transcendantale » en tant que déduite du Réel immanent et n’ajoutant à celui-ci rien de réel. (page 48-49)
* « Premier » désigne ici en réalité la primauté-sans-priorité de l’Un sur l’Etre ou la pensée, le fait que l’Un soit radicalement autonome et l’Etre relativement autonome. Ce caractère de primat de l’Un ne reçoit son vrai sens que dans la « détermination-en-dernière-instance » comme concept de la causalité de l’immanence radicale et doit être élucidé dans ce cadre. Il donne son sens radical ou sans réserve au terme de « précession », sinon ambigu et philosophiquement partagé selon une précession réciproque de l’Un et de l’Etre. (page 49)

François Laruelle, Philosophie et non-philosophie

Réel
Nom premier général pour ce qui est séparé du Monde par son immanence et peut le déterminer en-dernière-identité.

François Laruelle, Le Christ futur, page 9

Refet-sans-reflèté
* Le réel n’est pas un objet de représentation et par conséquent d’auto-représentation, l’Un ne peut être refleté en tant que tel. A supposé qu’il y ait cependant reflet et miroir, il s’agira donc d’un reflet-sans-reflété.

François Laruelle, Philosophie et non-philosophie

Résistance
* La non-philosophie se donne les moyens d’analyser la résistance et la réalité philosophique sans les dénier simplement (page 69)
* Il y a un non(-Un) ou une résistance à l’Un. (page 174)
* Quant à la résistance philosophique, l’un des effets de la force (de) pensée est de la manifester comme effet de la forclusion, ou comme transcendantale en-dernière-instance. [...] Le phénomène de l’Un, défini par son être forclos pour la pensée, implique que la résistance, philosophique ne donne pas lieu à refoulement primaire et que l’Un de toute façon ne soit pas du tout un quasi-inconscient produit par une opération originaire ou constitutive de refoulement. (page 234)
* (page 362)


François Laruelle, Philosophie et non-philosophie

Science première
* On appelle science première ou Théorie unifiée de la science et de la philosophie sa réalisation, la première possible, à travers les data de ces deux disciplines. Ce programme de recherche se propose de déterminer l’identité de la science et de la pensée telle que cette identité soit en-Un-en-dernière-instance. (ppnph 43)
* On peut dire : une science première dont la priorité est d’une autre nature sans primat ou hiérarchie, que celle de la philosophie première. Ou encore : une Théorie unifié en-Un de la science et de la philosophie et qui soit dans son essence autant une science qu’une philosophie, autre chose qu’une philosophie amendée comme c’est le cas chez Husserl. (ppnph 44)


François Laruelle, Philosophie et non-philosophie

Suffisance (Principe de Philosophie Suffisante)
Prétention de la philosophie à co-déterminer le Réel ou l'Homme qui lui est forclos.

François Laruelle, Le Christ futur, page 10

Sujet
Autre nom du clone. Instance distincte unilatéralement de l'Homme-en-personne. C'est l'effet de la détermination-en-dernière-identité, soit une fonction de la conjoncture-symptôme sous l'invariance du Réel.

François Laruelle, Le Christ futur, page 12

Sujet-Etranger, sujet-Christ, Christ futur
Modalité du sujet en fonction de la conjoncture philosophique (ou autre) choisie comme matériau.

François Laruelle, Le Christ futur, page 12

Symptôme
Fonction de la philosophie dans la non-philosophie lorsque, sa suffisance d'emblée réduite par son être-en-Réel ou en-Identité, elle est donnée à l'état de prétention hallucinatoire quant au Réel et illusoire quant au sujet.

François Laruelle, Le Christ futur, page 12

Théorie unifiée
* Le concept de théorie unifiée (de la science et de la philosophie, de l’éthique, de la psychanalyse, etc., et de la philosophie). La non-philosophie se réalise sous la forme de telles théories unifiées, chaque fois en fonction du matériau régional. La théorie unifiée substitue à l’affinité de l’Un et de la science l’égalité unilatérale de la philosophie et de la science, de la philosophie et de l’art de l’éthique, etc., au regard de l’Un et introduit le thème « démocratique » dans la pensée même plutôt que comme simple objet de la pensée. (page 41)
* (page 50)
* Du point de vue termonologique, « théorie unifiée » désigne donc le régime nouveau de la philosophie arrachée à sa domination « fondamentale » sur le régional ; sa « régionalisation » ou sa « localisation » par son identification (aux) régions de l’étant, sa spécification, pour ainsi dire sa matérialisation quasi intuitive. (page 61)

François Laruelle, Philosophie et non-philosophie

Un
Ancien transcendamal utilisé comme nom premier sous les
formes Un-en-Un, Un-en-personne, vision-en-Un.


François laruelle, Le Christ futur, page 10

Unidentité
L’identité non-philosophique est identité de la science et de la philosophie mais telle que la distinction de celles-ci ne se réfléchit pas en elle.(ppnph 72)
La relation de la dualité d’une part trouve bien son essence (réelle) dans l’Un mais seulement de son point de vue ; d’autre part et en vertu de son autonomie relative, ne peut penser et recevoir cette identité qui est le sienne que comme identité transcendantale - on dit parfois « unidentité ». (ppnph 158)
Nous appelons unidentité cette identification sans reste – mais non sans travail pour en produire la connaissance – et déterminée-en-dernière-instance-en-Un. Elle n’a de sens que par l’abandon des prétentions encyclopédiques de la philosophie qui sont toujours, même lorsqu’elles sont tronquées sous la forme douce d’une « compossibilisation », des auto-positions de savoirs mis au service des fins obscures et transcendantes de la philosophie. (ppnph 201)

François Laruelle, Principes de la non-philosophie

Unilatéralité
Dualité de la causalité non-philosophique. Le support ou le matériau de son effet est présenté (abstrait de son auto-représentation), mais sa cause, sans être absente, est non-présente ou immanente en-Un

François Laruelle, Le Christ futur, page 11

Vision-en-Un
* La vision-en-Un ne pense pas par elle-même, elle n’agit pas directement sur la philosophie et la science, mais seulement par le moyen d’un organon qui est une réalisation de cette syntaxe sous l’angle de l’identité. Cet organon est la force (de) pensée, c’est à dire l’identité-en-Un de la Dualité unilatérale ou encore le clone de l’immanence radicale et l’élément où se meut la transcendance elle-même. (page 54)
* La vision-en-Un ou le Réel peuvent être compris à partir de la « Performativité ». Ce terme est du moins un datum fourni par la philosophie du langage ordinaire, il doit être transposé et généralisé ici hors de la sphère linguistique sous certaines conditions de travail propres à la non-philosophie pour caractériser le type radical d’immanence, comparé à l’efficacité du langage ou à l’agir de l’Etre en régime de logos. (page 212)
* La vision-en-Un libère la pensée de ses fantasmes philosophiques autoritaires ; elle oblige à « changer de terrain » pour pouvoir assumer la science et la philosophie dans leur identité-de-dernière-instance plutôt que dans leur conflit. (page 219)
* Par un clonage immanent, la vision-en-Un extrait des formes transcendantales (« facultés ») et auto-positionnelles du pouvoir, l’identité simple, sans pli, de la force (de penser) – et non de la « pensée ». (page 259)

François Laruelle, Philosophie et non-philosophie