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Philo-fictions, la revue des non-philosophies

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Ecoutez Deux variations sur un désaccord de Jean Bordé.
Et Paris-Triel 37F50 par Olaf Hund, Drônes 1 de Léonard De Léonard

Anti-Badiou

Qu'est-ce que le badiolisme ? D'Alain Badiou, on ne dira pas qu'il n'est pas philosophe mais qu'il l'est chaque fois de loin et dans une situation d'e×ception dominante, mandarin arpenteur de tous les savoirs modernes, maître chez les intellectuels, guide inspirant chez les militants, roi platonicien chez les philosophes, finalement empereur céleste de la pensée. [...] François Laruelle


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Liste des ouvrages par auteur


Philosophie et non-philosophie du poétique

Alessandro Bertocchi, Philosophie et non-philosophie du poétique, Paris, Michel Houdiard Editeur, 2006

La philosophie semble s’être engagée dans un corps à corps entre le langage et la pensée. La pensée travaille le langage, le langage cerne la pensée et on arrive ainsi au paradoxe du corps comme signe du rapport de force entre deux incorporels.
Philosophie et non-philosophie du poétique planifie les deux stratégies possibles pour le langage et pour la pensée et redéfinit ainsi ce que l’on appelle philosophie et ce que l’on doit appeler non-philosophie. Le texte fournit aussi deux notions – le poétique et le non-poétique –pour suivre, sans s’y perdre, la suite des mouvements pensés, dits et ressentis, dans le déroulement rythmé du texte. On essaie ici de rendre à l’apparente transparence dans le traitement du langage toute sa complexité mais de la manière la plus linéaire. Cela implique un passage ou un détour explicite par des auteurs consacrés ou désaffectés : par Schiller, par Nietzsche, par Deleuze et par son Nietzsche repensé et, plus en générale, par les événements dans la philosophie française des cinquante dernières années.
Grâce au poétique et au non-poétique, nous sommes en situation de pouvoir prendre position sans monter sur scène. Nous avons naturalisé le rapport entre pensée et langage sans retomber dans l’idée qu’il y a une nature, corporelle ou non, du rapport.
De cette façon, nous pouvons envisager la pensée qui nous entoure, peu importe qu’elle soit appelée à accroître ou à diminuer la tension entre langage et pensée. Nous savons alors que ni la philosophie ni son dehors ni leur confrontation n’achèvent la pensée.