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Philo-fictions, la revue des non-philosophies

- Traduction, une dernière fidélité
Ecoutez Deux variations sur un désaccord de Jean Bordé.
Et Paris-Triel 37F50 par Olaf Hund, Drônes 1 de Léonard De Léonard

Anti-Badiou

Qu'est-ce que le badiolisme ? D'Alain Badiou, on ne dira pas qu'il n'est pas philosophe mais qu'il l'est chaque fois de loin et dans une situation d'e×ception dominante, mandarin arpenteur de tous les savoirs modernes, maître chez les intellectuels, guide inspirant chez les militants, roi platonicien chez les philosophes, finalement empereur céleste de la pensée. [...] François Laruelle


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Liste des ouvrages par auteur


Une biographie de l'homme ordinaire. Des Autorités et des Minorités

François Laruelle, Une biographie de l'homme ordinaire. Des Autorités et des Minorités, Paris, Aubier, coll. « Analyse et Raisons », 1985.

C'est ici un traité des Solitudes humaines.

Une science rigoureuse des hommes n'existe pas encore. La fonder est une tâche nécessaire et une entreprise possible.

Nécessaire : les Sciences de l'homme ne sont pas des sciences et n'ont pas l'homme pour objet ; elles sont dépourvues de rigueur théorique et d'humanité. Quant à la philosophie, son anthropologie, son humanisme, leurs critiques aussi, sont l'oubli de l'essence humaine  «ordinaire » au nom des préjugés grecs de l'Etre et du Logos.

Possible : à condition de remonter à l'unité primitive de la science et de l'homme, à la possibilité d'une description immanente de l'existence singulière de l'individu. Cela ne s'appelle plus l'Etre, mais l'Un — en son épreuve non grecque.Cet ouvrage tente d'instaurer une science transcendantale des individus comme tels (les « Minorités ») et de leurs rapports à la fois mystiques et pragmatiques au Monde, au Langage, au Pouvoir, au Sexe, à l'Histoire, etc. (les « Autorités »). Ce n'est plus tout à fait une philosophie. Elle est cependant capable de fonder la naïveté de toute science et de la garder contre les prétentions de la philosophie unitaire ou dominante. Et de préserver l'humanité dans son irréductible précession sur la philosophie. La philosophie est faite pour l'homme, non l'homme pour la philosophie : c'est ce que doit aussi démontrer le concept d'« homme ordinaire ».

F. L.