• Des nouvelles de l'épistémologie
  • Lettres non-philosophiques
  • Philo-fictions, la revue
  • Statuts et membres
  • Textes et Recherches - Glossaire
  • Agenda - Interventions
  • Collections - Bibliothèque - Videos
  • FAQ - Forum - Liens - Plan
  • Lire la chronique
  • Lire les lettres de François Laruelle
  • Voir les statuts
  • Voir les membres
  • Voir les textes
  • Voir le glossaire
  • Voir l'agenda
  • Collections
  • Bibliothèque
  • Ouvrages par auteurs
  • Vidéos
  • Aller au site Philo-fictions
  • Présentation de la revue
  • Où trouver la revue Philo-Fictions ?
  • FAQ
  • Aller au Forum
  • Liste de sites
  • Plan
Chercher

Renseignements pour adhérer

Connexion
Login
Password
Statistiques
Visites : 670661
Aujourd'hui : 217
Connectes : 1
Mise a jour :
29 sept 2011
ONPhI - Organisation Non-Philosophique Internationale

Faites également la promotion de votre Page

Philo-fictions, la revue des non-philosophies

- Traduction, une dernière fidélité
Ecoutez Deux variations sur un désaccord de Jean Bordé.
Et Paris-Triel 37F50 par Olaf Hund, Drônes 1 de Léonard De Léonard

Anti-Badiou

Qu'est-ce que le badiolisme ? D'Alain Badiou, on ne dira pas qu'il n'est pas philosophe mais qu'il l'est chaque fois de loin et dans une situation d'e×ception dominante, mandarin arpenteur de tous les savoirs modernes, maître chez les intellectuels, guide inspirant chez les militants, roi platonicien chez les philosophes, finalement empereur céleste de la pensée. [...] François Laruelle


Forum


Par Yves Blanc le 11.04.2005 à 09:56:42
Lu : 4627

TR 2004/05 : les faux plis de la vérité
Les faux plis de la vérité
Connaître « l’invisible » vérité, telle est la tâche essentielle du philosophe et la connaissance de la vérité, tel est le contenu sensible de la philosophie. Après quoi, il en va du sort de la philosophie comme de la vérité, autrement dit du sort de toute idée en général. Et si Kant souligne avec force que « de ce qu’un homme n’agit jamais de manière adéquate à ce que contient le pur concept de vertu, il ne faut pas conclure que cette idée a quelque chose de chimérique »1 dans la mesure où, « en effet, tout jugement sur la valeur ou la non-valeur morale n’est possible qu’au moyen de cette idée », nous pourrions en dire tout autant de la philosophie : de ce que les philosophes ne sont encore jamais parvenus à parler d’un commun accord de la vérité, à en donner tout simplement une définition indiscutable, il ne faut pas conclure à la vanité de la philosophie, car après tout c’est à notre culture philosophique que nous devons justement de penser la vérité comme absolue, indiscutable. Aussi, bien loin de décrier la philosophie au seul motif qu’elle ne tiendrait pas ses promesses, nous devons nous garder d’une telle habitude intellectuelle qui pourrait bien être la plus présomptueuse entre toutes. Et Nietzsche, comme nous venons de le rappeler, n’a pas dressé caricature plus incisive de cette habitude si naturelle de raisonner. Il n’a pas défié plus subtilement notre intelligence en révélant cette fameuse « perspective de grenouille » de l’esprit philosophique. Allions-nous, après quoi, renoncer à philosopher, renoncer à nous inquiéter de la vérité ? Allions-nous finir sans crier gare par nous prendre au sérieux ? Et si comme le dit le proverbe, c’est à l’oeuvre qu’il faut juger les hommes, Nietzsche a donc eu beau jeu de nous attendre comme on dit familièrement au tournant et, en définitive, de se moquer « pour son bien » de la connaissance… philosophique. Car rien n’empêche à la réflexion que depuis les origines, malgré le soin méticuleux avec lequel ils s’attachent à défroisser la vérité, les philosophes aient encore oublié quelques faux plis, et non des moindres. C’est d’ailleurs pour cette raison que les non-philosophes nous intéressent autant qu’ils nous intriguent quand ils trouvent dans la philosophie une « destination mythologique qui consiste à penser par unité-des-contraires », à « redoubler-unifier en divisant, à plier en distanciant »2. Car enfin, ils ne manquent pas de nous poser problème : là où ils ne voient que « plis » dans cette discipline, nous nous étonnons quant à nous, comme la soeur Anne des contes de Perrault, de n’en toujours « rien voir venir » !
1- Kant, Critique de la raison pure, Livre premier, Des concepts de la raison pure, III, 245/IV, 198 à 249/IV, 202.
2 F. Laruelle, ibid., chap. V, La méthode de dualyse, p. 248.

Faire une réponse



Nom : *
Email : * (non affiché)
Titre: *
Message : *
Combien fait
quatre plus deux ? réponse (en chiffre) :