Apocalypse
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En vérité


En
vérité, je vous le dis, ultime révélation...





La
philosophie – comme la science ou les mathématiques - à
l’habitude de se penser « en Vérité ».
Ce qu’elle dit du Monde, elle le dit « en Vérité »
et ce que l’on peut dire en utilisant ses modes de raisonnement
conserve cette Vérité. Dire le Monde, pour la
philosophie, c’est en exprimer la Vérité, toute
la Vérité et seulement la Vérité. Même
s’il s’agit pour cela de la découvrir, de la
révéler ou de l’inventer.


Les
mathématiques et la logique- aspect formel de ce mode de
raisonnement – en sont l’affirmation extrême. Elles
affirment ne jamais rien dire de faux et lorsqu’elles disent
« ceci est faux », il est alors nécessairement
et irrémédiablement vrai que ceci est faux !


Pour sa
part, la science reprend ce discours « en vérité »
mais ajoute un « il existe » - un a priori de
Réel -. Le domaine de la science est alors défini comme
jeté devant : objet, objet défini par un « en
vérité je vous le dis, il existe... ».
L’objet de la science est Réel, donc –du point de
vue de la science - « existe en Vrai », cela
même s’il n’a jamais été perçu
par l’Homme et ses sens. On remarquera que ce double a priori
de la science permet de comprendre pourquoi celle-ci peut percevoir
les mathématiques comme son langage : muni des axiomes
adéquats les mathématiques expriment formellement son
aspect « en vérité », et ceci
explique également pourquoi ce langage échoue a en
exprimer l’aspect en Réel et donc pourquoi la science
doit toujours borner son dire par l’expérience dont la
pratique est « axiome de Réel ».


La
religion en revanche ne se définie pas « en
Vérité », au contraire, pour elle, c’est
la Vérité qui se définie en elle, vérité
révélée. La religion commence par un « il
y a », un « il y a » éventuellement
conjugué en « il y a eu » et « il
y aura ». Pourtant ce « il y a » se
distingue du « il existe » prononcé par
la science. Le « il y a » de la religion est de
l’ordre de la donation, de l’assignation, le « il
existe » de la science est de l’ordre de la
définition. Le « il existe » de la
science affirme que si tous les objets sont vérifiés,
on en trouvera un au moins qui correspond, le « il y a »
de la religion indique qu’il n’est pas nécessaire
de chercher car la certitude est donnée.


Puis le
Christ arrive – le Christ advenu pas le Christ futur –
pour nous dire une Religion comme une philosophie : « En
Vérité, je vous le dis... », « En
Vérité, il y a » : donné en
immanence.


I


« Un seul à
toujours tort : mais avec deux commence la vérité »


Nietzsche
« Le gai savoir »


La Vérité
est une valeur
ultime et absolue, idéale et fiable.
L’accord entre la pensée et le Monde – et donc de
la pensée philosophique avec elle-même –, sacrée,
elle ne peut être remise en cause. Elle n’est d’ailleurs
jamais en cause puisque toujours Vrai. La cause ne concerne que la
proposition qui se veut « en vérité »,
puisqu’elle doit pour le prouver montrer son chaînage à
la Vérité.


Mais quel
est le statut de cette vérité ?


En
Vérité ? Peut-on le dire ?


I.1


Le
domaine de pratique de la Vérité est l’autorité,
c'est-à-dire d’un « pouvoir conféré »,
arbitraire et de ce fait non contestable, même si elle est
acquise illégalement ou de force.


La
science semblait en avoir perçu les abus et lui avait adjoint
l’expérience. Mais celle-ci repose en dernière
instance sur un « Monde Vrai », ce qui lui ôte
tout pouvoir propre. Qui pourrait considérer un univers
virtuel – de jeux vidéo par exemple - comme domaine de
la science ? Pourtant si l’on considère la
compréhension comme le but ultime de la science, la meilleure
preuve de celle-ci serait certainement d’être capable de
créer un modèle indiscernable de l’original.
Cependant, que la science ait cru nécessaire d’ajouter
un critère d’existence à la vérité
est révélateur. Ceci indique la perception d’une
différence entre la Vérité et l’Existence !
Il est donc des choses Vraies qui ne sont pas dans l’Existence.
La pratique de la science nous indique rapidement quels sont ces
objets. Une proposition peut être Vraie sans avoir
d’existence : « S’il y avait des
habitants sur la lune, ils ne respireraient pas » est une
proposition à l’évidence Vraie puisqu’il
n’y a pas d’atmosphère sur la lune, ses habitants
n’ont rien à respirer. C’est pourtant une
proposition non prise en compte par la science son prémisse
« l’existence d’habitants sur la lune »
n’étant pas Vrai. On voit de la sorte que le prédicat
« existence » dépend lui-même de
la Vérité, mais limite la Vérité de la
Vérité.


I.2


La vérité
chargée de cette autorité devient référence,
étalon suprême. Tout peut lui être rapporté
et être mesuré à son aune. L’impression de
transitivité que donne la Vérité provient de là.
Il n’y a pas transfert de la Vérité d’un
coté à l’autre d’une déduction, mais
(possibilité de) rapport de chaque membre à la Vérité
(de chaque membre et de l’opération qui les joints).


La Vérité
est – on l’a vu – indépendante de
l’existence, même si le contraire n’est pas vrai.
Alors lorsque l’on défini la Vérité comme
l’accord au Monde, on signifie dans le même temps que le
Monde ne nécessite pas l’existence ! Le Monde ne
nécessite pas « ce qui ne peut pas ne pas être »,
le Monde ne nécessite pas la nécessité !


C’est
ce qu’affirme la non-philosophie lorsqu’elle dit le Monde
déterminé en dernière instance en immanence
radicale, immanence qui ne peut pas plus être qualifiée
d’existence que d’inexistence. Seulement, la
non-philosophie ne se détermine pas non plus en vérité...


II


La
non-philosophie est une pratique de pensée explicite qui
révèle toutes ses sources, même si celles-ci se
présentent comme indicibles et immontrables. Comme condition
en dernière instance du dire et du pouvoir de dire, le Réel
ne peut être « entièrement » dit,
et comme pratique « en pratique », il est de
toutes les pratiques. Cette pratique est en « immanence
radicale » - qu’elle appelle Réel – et
non en Vérité. Ce qui signifie que la Vérité
n’est pas une condition nécessaire à la pratique
non-philosophique, et qu’elle doit donc être donnée
ou définie à partir de cette pratique même. 


Cependant
ce que pratique la non-philosophie est la-philosophie1
et la-philosophie, nous le voyons, est « en Vérité ».
Elle est ainsi obligée de se poser la question du statut de la
Vérité dans sa pratique.


II.1


Une
valeur est une décision sur le Monde – Monde qui pour la
non-philosophie est indiscernable de la-philosophie, puisque
la-philosophie pratique le Monde (décisions philosophiques) en
Monde (depuis une autoposition qui fait plis du Monde sur le Monde)
-. Autrement dit, la-philosophie détermine à partir
d’une expérience du Monde une connaissance qui fait
Monde (sur un mode universel).


Une
Valeur est donc une décision sur la décision
(philosophique), l’affirmation d’une « mesure
(d’un élément) du Monde ».


Mais si
la valeur est décision sur le Monde, la rigueur
non-philosophique demande à ce que la donation du Monde soit
préalable à la Valeur. D’une primauté qui
n’est pas d’un ordre temporel, mais de celui de la cause
et de l’effet. Ainsi la pratique de la-philosophie « en
vérité » montre l’existence d’un
pli qui extrait la Vérité du Monde et en recouvre le
Monde comme a priori.


Pour la
non-philosophie, dire que la-philosophie se pratique « en
vérité », alors que la Vérité
est une donation du Monde, implique une donation première du
Monde, puis de la Vérité en ce Monde et enfin une
pratique du Monde en cette Vérité dans un pli autoposé.


Voici
alors une différence entre la non-philosophie et
la-philosophie qu’elle pratique : pour la non-philosophie
dire ou manifester le Monde, ce n’est pas en dire la Vérité
ou l’Existence, c’est le pratiquer en Réel. La
Vérité, même a priori, n’est que
secondaire. Alors que pour la-philosophie, la Vérité
est la première ‘chose’ qu’elle exprime. La
préséance des causes l’obligeant alors parfois à
poser un être divin ou une certitude absolue pour la justifier
au préalable, garantissant ainsi à l’a priori sa
priorité.


C’est
ce statut de la Vérité qui permet à
la-philosophie de « découvrir », de
dé-couvrir des aspects cachés du Monde, qui découvert
prennent la couleur de l’évidence : s’il est
possible de construire un(e explication du) Monde qui fonctionne
conformément à l’expérience, c’est
bien qu’ « en Vérité »
le Monde est ainsi qu’on l’a construit ! Et donc que
notre construction est bien l’explication de ce Monde.
La-philosophie en profite pour démontrer par là-même
que le Monde est (et qu’il n’est pas Rien puisqu’ « en
Vérité » il est !)


Seulement,
si la Vérité n’est pas le don de quelque entité
avant le Monde, peux t’elle toujours être « ultime
et absolue, idéale et fiable » ? Une pratique
en vérité à priori (du) Monde peut elle être
autrement que « relative et contingente, pratique et
incertaine » ?


Pour
la-philosophie, la Vérité est une « Idée
Pure » puisque préalable au Monde. Une idée
certaine et qui ne prête pas à discussion. Absolument et
universellement certaine. S’il est une chose dont on est sûr,
c’est que la Vérité est Vrai et que ce qui est
Vrai est « en Vérité ».


Une autre
certitude de la-philosophie est qu’il existe une manière
de raisonner qui permet de conserver la Vérité tout le
long du raisonnement. Et chaque philosophe considère qu’il
pratique ce mode de raisonnement. Le cœur de ce mode de
raisonnement à été posé par Aristote et
repose sur deux principes : Le tiers exclus et la
non-contradiction.


.II.1.1


La
non-contradiction exprime la pensée que si deux propositions
exposent deux idées à la vérité opposée
seule l’une des deux est « en Vérité »
Vraie et l’autre nécessairement « en Vérité »
fausse.


Cette loi
devrait traduire le caractère Universel : Ultime et
Absolu de la Vérité et est généralement
considéré comme causé par la consistance du
Monde. Pour le Monde vu de la-philosophie, la science ou la religion,
la seule certitude qui résiste au doute n’est sans doute
pas le « je pense », mais la Vérité
de la non-contradiction : si A est Vrai alors non-A est Faux.


Pour la
non-philosophie, en revanche, la non-contradiction est une pratique
en-philosophie, mais qui n’a pas d’usage dans l’identité
de la-philosophie. Elle peut ainsi définir comme philosophies
des philosophies contradictoires et les pratiquer en Réel.


.II.1.2


Le tiers
exclus indique pour sa part, l’expression d’un Monde
manichéen où ce qui n’est pas Vrai est Faux et ce
qui n’est pas Faux est Vrai, sans qu’il y ait de place
pour tout autre valeur.


Indice de
la Suffisance : Idéale et fiable, et bien fréquemment
complétée par la pensée que s’il existe
une proposition connue « en Vérité »
fausse alors il existe nécessairement une proposition « en
Vérité » Vraie, même si celle ci n’est
pas connue et si aucun moyen de la déterminée n’est
actuellement disponible.


On peut,
cependant se demander si une multiplicité de valeurs nuirait
réellement à cette fiabilité. La non-philosophie
prétend que retirer à la-philosophie sa suffisance, ne
réduit en rien l’identité de celle-ci, que seule
« la Réalité » de son accès
au Réel en est modifiée, car seulement « en
dernière instance » et non directe. Le tiers exclus
permet des philosophies praticables mais il est possible de concevoir
des philosophies tout aussi praticables sans lui, seulement, peut
être, moins simples ou moins universelles.


II.2


.II.2.1


Cependant,
si la Vérité est définie comme l’accord de
la pensée – de la philosophie – au Réel,
dénier à la philosophie un accès à ce
Réel est également lui dénier son accès à
la Vérité.


On voit
immédiatement que cette affirmation n’a de sens que si
la Vérité est première, et même première
(ou au moins concomitante) au Réel. Le Réel doit être
donné « en-Vérité » pour
que son identité y soit définie. Or en non-philosophie,
le Réel dans son immanence radicale est « seul »
premier, même si l’impossibilité de l’identifier
« comme Réel » interdit d’apporter
la preuve de cette solitude.


En
non-philosophie, la Vérité est un aspect de
la-philosophie. C’est en la donation de celle-ci que celle-la
peut se pratiquer. C’est en la pratique de la Vérité en
la-philosophie que l’établissement de la preuve permet
de juger de cette fiabilité.


Quelle
procédure pourrait d’ailleurs attester de l’adéquation
de la pensée au Monde ? Le Monde étant soumis à
l’illusion et la Vérité à la fausseté,
rien ne garantirait que l’adéquation présentée
ne soit pas une « illusion fausse » considérée
alors comme « Réel Vrai ». Il faut, en
non-philosophie, que la pratique de la vérité prouve le
Vrai en toute rigueur – de manière incontestable –
mais sans s’ancrer dans un « en dernière
instance Vrai ». La dernière instance ne pouvant
être « que » Réel, et le Réel
– immanence radicale – ne pouvant pas plus être
identifié comme Vrai que comme Faux.


.II.2.2


Comment concilier le principe
logique d'après lequel une proposition fausse a un sens (si
bien que le sens comme condition du vrai reste indifférent au
vrai comme au faux) et le principe transcendantal, non moins certain,
d'après lequel une proposition a toujours la vérité,
la part et le genre de vérité, qu'elle mérite et
qui lui revient d'après son sens ?


Gilles
Deleuze « Logique du sens »





La Vérité
soutient le Monde, elle fait de ce Monde, un Monde qui soit toujours
Un et pourtant que l’on partage avec l’Autrui. Un Monde
fidèle, authentique et sûr. Si pour la non-philosophie,
le Monde est donné en Réel et non en Vérité,
ce Monde ne peut être partagé qu’en Vérité,
car le Réel non-philosophique ne peut être cause.


Si la
Vérité n’est pas la concordance entre le concept
et le Réel, puisque le Réel en non-philosophie est
indicible, immontrable, inaccessible, mais qu’elle reste le
moyen de la preuve du Monde, c’est que l’identité
de la Vérité est ailleurs. La force de la Vérité
est dans son partage.


III



«Jésus
lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul
ne vient au Père que par moi.»



Jean
14-6


Vérité
Sacrée : Séparée, inviolable ; crainte
et respectée, absolue et extrême, car causé en la
divinité. La religion se veut le lien entre les Hommes par la
pratique de valeurs communes. Elle affirme ainsi que le Monde est
d’origine sans Valeurs, mais qu’il ne peut être
vécu ainsi, il faut donc lui « donner Valeur ».
Pour les religions révélées monothéistes :
« il y a les tables de la loi » qui
scellent l’accord de l’Homme et de Dieu. Vérité
incontestable, « ultime et absolue, idéale et
fiable », vérité de la loi, la Vérité
révélée donne à l’Homme le Monde à
pratiquer et son mode d’emploi.


Puis vint
le Christ.


Il délia
l’Homme de l’ancien contrat pour le guider vers le Père :
le vivant.


a dit jésus

s’ils vous disent ceux
qui vous attirent

voici le royaume est dans le
ciel

alors les oiseaux du ciel
vous devanceront

s’ils vous disent il
est dans la mer

alors les poissons vous
devanceront

mais le royaume est à
l’intérieur de vous

et il est l’extérieur
de vous

quand vous aurez reconnu
vous-mêmes alors vous serez reconnus

et vous saurez que vous êtes
les enfants du père le vivant

si en revanche vous ne vous
reconnaissez pas

alors vous êtes dans
une pauvreté

et vous êtes la
pauvreté


Thomas
3





On ne dira point: Il est ici, ou:
Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de
vous.


Luc
17-21


Il
remplaça la Vérité Révélée
par une Vérité découverte. Une Vérité
qui ne se fonde plus sur l’absolu d’une donation
extérieure, mais sur la pratique intérieure. Car
« Prenez, ceci est mon corps. Ceci est la coupe de mon
sang, le sang de l'alliance nouvelle et éternelle, qui sera
versé pour vous et pour la multitude.»...


« En
Vérité, je vous le dis » : moi, Vérité,
que je suis et que je dis, vérité intérieure et
pourtant partagée par tous ceux qui entendent. Le Christ
affirme, par ces mots, montrer la Vérité par
l’exemple : il est le chemin de Vérité qui
mène au Père le vivant, au Monde.


En vérité, en
vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera
aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce
que je m'en vais au Père.


Jean
14-12


Car ceux qui entendent,
refont l’œuvre et recrée en eux le royaume.


Je vous le dis en vérité,
quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y
entrera point.


Luc
18-17


Ce royaume de Vérité
qu’il faut prendre avec foi, non pas la foi de la croyance,
mais la foi de la pratique en Monde. Une foi sans question et sans
doute, car il n’y a pas a douter du Monde. Sur le terreau de la
foi sans préjugé, celle qui pratique le Monde sans ni
le mettre en cause, ni le mettre en question, poussera la graine de
Vérité. Et c’est cette expérience de la
Vérité qui ôtera le doute. Une foi qui ne
nécessite même pas la promesse pour agir, niant par là
même la grandeur d’Abraham... et c’est bien en
cela qu’elle rompt l’ancien pacte.


a dit jésus

quand vous aurez fait le deux un

vous serez fils de l’homme

et si vous dites montagne
éloigne-toi elle s’éloignera


Thomas


La vérité
« en Christ » qui pourra même changer la
création et « déplacer les montagnes »
non pas contre le Père, mais avec lui. Car là est
l’ultime vérité annoncé par le Christ (et
non révélée par lui), le fils de l’Homme,
l’esprit (de l’Homme) et le Père (le vivant) sont
Un.


Le Christ annoncé
comme Prophète se révéla bien plus grand...
Venu dire « il y a », il dit « en
Vérité, je vous le dis, il existe » un
Royaume, un royaume dont chacun peut faire l’expérience,
un Royaume de Vérité. Liant comme Un, la Religion, la
Science... en une Philosophie.


Vérité
d’évangile.


A dit jésus

vous connaîtrez la vérité
et la vérité fera de vous des hommes libres


Jean
8-32








1
la-philosophie est l’expression non-philosophique pour
désigner « n’importe quelle philosophie »,
ce qu’il ne faudrait pas confondre trop vite avec « toutes
les philosophies ». « n’importe quelle »
désignant une philosophie chaque fois. 


Jean-Michel Lacrosse